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Critique
Le gros hic de « La Chambre des morts », c’est l’inexpérience dont fait preuve Alfred Lot, que ce soit dans l’adaptation du roman que dans la mise en scène...
Traduction à l’image relativement fidèle de l'excellent bouquin signé Frank Thilliez pendant une bonne heure et demie, le scénariste-réalisateur prend des libertés dommageables avec le matériau d'origine ensuite, afin d'apporter coûte que coûte des réponses aux questions que peuvent se poser le spectateur, alors que l’écrivain laissait planer sciemment des zones d'ombre réjouissantes...
Le film est également plombé par des imperfections et autres maladresses qui peuvent prendre des proportions assez grotesques (l'ahurissante scène de masturbation sous la douche, totalement débile et déplacée ; le plan final du film qui n'est ni plus ni moins qu'un plan séquence suivant la trajectoire d'une... poubelle!) à l’image de personnages secondaires pathétiques, quasi-anachroniques (Fanny Cottençon ridicule en maman nymphomane, Stévenin cachetonnant en taxidermiste qui se fait empailler son chien, Jean-Pierre Gos navrant en gardien de zoo féru de sado-masochisme), soit autant de désamorçages inutiles qui nuisent profondément à toute tentative de création d’une ambiance mortifère ou d’immersion du spectateur dans une enquête déjà très poussive...
« La Chambre des morts » est horripilante de part ses références appuyées, voire pachydermiques, à un film américain, certes essentiel (« Le Silence des agneaux ») mais il y a tout de même des limites au plagiat (Lot commet par exemple un pompage intégral de la fantastique séquence mettant en parallèle la traque de Clarisse Starling dans la maison de Buffalo Bill et la charge des policiers dans une autre baraque, sans pour autant savoir y injecter une once de tension ou de suspens)...
Alfred Lot ne s’en sort pas beaucoup mieux derrière la caméra, proposant une réalisation très inégale, parfois horripilante dans son côté excessivement « caméra à l’épaule », parfois réjouissante, notamment dans les scènes que partagent Gilles Lellouche et Jonathan Zaccaï, tous deux excellents par ailleurs.
Traduction à l’image relativement fidèle de l'excellent bouquin signé Frank Thilliez pendant une bonne heure et demie, le scénariste-réalisateur prend des libertés dommageables avec le matériau d'origine ensuite, afin d'apporter coûte que coûte des réponses aux questions que peuvent se poser le spectateur, alors que l’écrivain laissait planer sciemment des zones d'ombre réjouissantes...
Le film est également plombé par des imperfections et autres maladresses qui peuvent prendre des proportions assez grotesques (l'ahurissante scène de masturbation sous la douche, totalement débile et déplacée ; le plan final du film qui n'est ni plus ni moins qu'un plan séquence suivant la trajectoire d'une... poubelle!) à l’image de personnages secondaires pathétiques, quasi-anachroniques (Fanny Cottençon ridicule en maman nymphomane, Stévenin cachetonnant en taxidermiste qui se fait empailler son chien, Jean-Pierre Gos navrant en gardien de zoo féru de sado-masochisme), soit autant de désamorçages inutiles qui nuisent profondément à toute tentative de création d’une ambiance mortifère ou d’immersion du spectateur dans une enquête déjà très poussive...
« La Chambre des morts » est horripilante de part ses références appuyées, voire pachydermiques, à un film américain, certes essentiel (« Le Silence des agneaux ») mais il y a tout de même des limites au plagiat (Lot commet par exemple un pompage intégral de la fantastique séquence mettant en parallèle la traque de Clarisse Starling dans la maison de Buffalo Bill et la charge des policiers dans une autre baraque, sans pour autant savoir y injecter une once de tension ou de suspens)...
Alfred Lot ne s’en sort pas beaucoup mieux derrière la caméra, proposant une réalisation très inégale, parfois horripilante dans son côté excessivement « caméra à l’épaule », parfois réjouissante, notamment dans les scènes que partagent Gilles Lellouche et Jonathan Zaccaï, tous deux excellents par ailleurs.


