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Les jeux
Sans arme, ni haine, ni violence
Critique
Il faut bien l’avouer pour un premier film "Sans arme, ni haine, ni violence" est tout simplement bluffant. Non pas que nous étions enthousiastes à l’idée de voir une nouvelle fois un film sur Albert Spaggiari, mais les premières images ne nous trompent pas, Jean-Paul Rouve, acteur, scénariste et metteur en scène a plus d’un tour dans son sac.
On sent Rouve touché par une partie (ayant pour le coup effacé les fréquentations d’extrême droite du bonhomme) de la personnalité pourtant désagréable de Spaggiari. Grand enfant, égocentrique, mythomane… Rouve dépeint le portrait d’un homme quelconque désireux finalement de sortir des sentiers battus et, malgré son physique de monsieur tout le monde, d’être connu. Un rêve compréhensible, une personnalité plus complexe qu’elle n’y parait.
Finesse et style sont ici les mots d’ordre. Les personnages sont tous bien écrits, même l’habituée aux rôles transparents Alice Taglioni nous touche voir nous émeut, c’est dire ! Mais ce qui frappe c’est avant tout la mise en scène de Rouve, son style volontairement démodé et ses effets assez renversants. Rouve écrase tout le monde sur son passage. (Besnard et son Cash peuvent aller se rhabiller). Bien photographié, bien filmée, une idée par plan, "Sans Arme, ni haine, ni violence" est sans cesse ingénieux et pétillant.
Pour être clair, le film français le mieux réalisé depuis le début de l’année, un hommage au cinéma des années 70 doublé d’un portrait attachant d’un semi fou. Une chose est certaine, derrière la caméra, Jean-Paul Rouve est actuellement le plus talentueux des Robins des Bois.
On sent Rouve touché par une partie (ayant pour le coup effacé les fréquentations d’extrême droite du bonhomme) de la personnalité pourtant désagréable de Spaggiari. Grand enfant, égocentrique, mythomane… Rouve dépeint le portrait d’un homme quelconque désireux finalement de sortir des sentiers battus et, malgré son physique de monsieur tout le monde, d’être connu. Un rêve compréhensible, une personnalité plus complexe qu’elle n’y parait.
Finesse et style sont ici les mots d’ordre. Les personnages sont tous bien écrits, même l’habituée aux rôles transparents Alice Taglioni nous touche voir nous émeut, c’est dire ! Mais ce qui frappe c’est avant tout la mise en scène de Rouve, son style volontairement démodé et ses effets assez renversants. Rouve écrase tout le monde sur son passage. (Besnard et son Cash peuvent aller se rhabiller). Bien photographié, bien filmée, une idée par plan, "Sans Arme, ni haine, ni violence" est sans cesse ingénieux et pétillant.
Pour être clair, le film français le mieux réalisé depuis le début de l’année, un hommage au cinéma des années 70 doublé d’un portrait attachant d’un semi fou. Une chose est certaine, derrière la caméra, Jean-Paul Rouve est actuellement le plus talentueux des Robins des Bois.
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