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Critique
La comédie hexagonale semble reprendre un certain souffle. Après le très plaisant Prête-moi ta main et le succès surprise du bon Bienvenue chez les Ch'tis, l'humour à la française s'orne aujourd'hui d'une perle au capital sympathie indéniable. Prenant appui sur un pitch aussi délicieusement original que casse-gueule (la sensation de redite risquant à tout moment de plomber le film), Nicolas et Bruno réalisent avec leur premier long un ovni total qui assume son millième degré jusqu'au bout et cisèle ainsi un humour décalé irrésistible. Si le métrage joue dans un premier temps sur les quiproquos entre Jean-Christian Ranu, son double mental qu'est Gilles Gabriel et les autres autour qui ne comprennent pas; la sauce prend ensuite grâce à une atmosphère hors-temps où les goûts vestimentaires (la parodie du magasin façon Les Nuls est irrésistible) ou décoratifs (la chambre de Ranu bloqué dans les années 80) les plus bassement ringards deviennent une véritable philosophie de vie. Cet amour immodéré pour le rétro et le nostalgique français de grenier dont font part les réal' est un autour communicatif auquel n'importe quel spectateur réceptif deviendra accro.
Grâce à une progression en crescendo qui multiplie les scènes cultes (dont un rêve hilarant, une scène de conférence proprement jouissive et une fin magnifiquement barjo, entre autres bien sûr), La Personne aux Deux Personnes s'impose comme un objet unique et plus qu'attachant, et qui doit (quasiment) tout à un casting en extase: si Chabat brille d'une absence croquante et si Marina Foïs est subtilement attachante en patronne déboussolée, c'est Auteuil qui illumine le film en livrant une prestation jusqu'au boutisme (l'une des meilleures de sa carrière), d'une incroyable force comique et pourtant si attachante qu'on en redemanderait encore plus à la fin. Et si finalement c'était chouette d'avoir une autre personne dans la tête? Au vu du film, on peut dire que oui...
Grâce à une progression en crescendo qui multiplie les scènes cultes (dont un rêve hilarant, une scène de conférence proprement jouissive et une fin magnifiquement barjo, entre autres bien sûr), La Personne aux Deux Personnes s'impose comme un objet unique et plus qu'attachant, et qui doit (quasiment) tout à un casting en extase: si Chabat brille d'une absence croquante et si Marina Foïs est subtilement attachante en patronne déboussolée, c'est Auteuil qui illumine le film en livrant une prestation jusqu'au boutisme (l'une des meilleures de sa carrière), d'une incroyable force comique et pourtant si attachante qu'on en redemanderait encore plus à la fin. Et si finalement c'était chouette d'avoir une autre personne dans la tête? Au vu du film, on peut dire que oui...


