Bienvenue stranger!
Les enchères
Les jeux
Critique
Tout débute dans la tradition avec cette bande-annonce démente d’un MACHETTE promis à une sortie direct to video. Elle entrecoupe un spectacle Grindhouse en deux parties, faisant suite au DEATH PROOF de Tarrantino Ce PLANET TERROR, hommage aux séries Z qu’on diffusait dans les salles peu fréquentables et les drive-in, est un revigorant mélange de crasse, de sueur, de chair et de sang. Du bon gros cinoche qui tâche. Gore, violent, absurde, crétin mais toujours fichtrement distrayant. Dans une ambiance surréaliste, la mise en scène alterne la bêtise assumée, le dégommage de zombies, les fusillades à gogo. C’est ce concept totalement débile qui est au service de cette histoire délibérément con-con, un scénario prétexte à une décharge électrique dans un cinéma de genre qui sommeillait jusqu’alors.
Logiquement, le fond n’est guère fouillé. Pourtant, même si à peine esquissés, les personnages sont pourtant foutrement jouissifs, de cette go-go danseuse unijambiste à ce pistolero diaboliquement habile en passant par ce cuistot texan as du barbec’. Ils animent le ridicule de la situation. De l’action et encore de l’action. Tout ça se déroule à un rythme infernal, pimenté par des dialogues mordants et sacrément vulgaires, s’il vous plaît. Le « fuck » y est de rigueur. Pour la forme, on retrouve une pellicule volontairement craquelante et même parfois particulièrement dégueulasse et des SFX tip-top matérialisant le côté fun et décalé de l’objet. La farce va jusqu’à signaler une bobine manquante avec excuses de la prod’, comme au bon vieux temps lorsqu’il arrivait qu’on égare une partie du film. La rumeur ne dit pas si miss McGowan a tourné ou non la scène en question.
Cinéaste inégal, Robert Rodriguez a réalisé un inacceptable blockbuster, un pur produit de divertissement qui surpasse aisément le bavard et ennuyeux segment de son pote Tarrantino. PLANET TERROR, c’est un métrage bis totalement bandant, un véritable régal pour les sens parce qu’à la fois drôle et effrayant. Tout y est démesuré, jubilatoire, insensé, cradingue. Peut-être est-ce pour rappeler la liberté d’expression laissée jadis à ce cinéma underground et mieux se gausser de la stratégie militaire irréfléchie de Bush Jr ou évoquer l’irresponsabilité politique en matière d’expérimentations scientifiques. Bon, et maintenant, la suite please !
Logiquement, le fond n’est guère fouillé. Pourtant, même si à peine esquissés, les personnages sont pourtant foutrement jouissifs, de cette go-go danseuse unijambiste à ce pistolero diaboliquement habile en passant par ce cuistot texan as du barbec’. Ils animent le ridicule de la situation. De l’action et encore de l’action. Tout ça se déroule à un rythme infernal, pimenté par des dialogues mordants et sacrément vulgaires, s’il vous plaît. Le « fuck » y est de rigueur. Pour la forme, on retrouve une pellicule volontairement craquelante et même parfois particulièrement dégueulasse et des SFX tip-top matérialisant le côté fun et décalé de l’objet. La farce va jusqu’à signaler une bobine manquante avec excuses de la prod’, comme au bon vieux temps lorsqu’il arrivait qu’on égare une partie du film. La rumeur ne dit pas si miss McGowan a tourné ou non la scène en question.
Cinéaste inégal, Robert Rodriguez a réalisé un inacceptable blockbuster, un pur produit de divertissement qui surpasse aisément le bavard et ennuyeux segment de son pote Tarrantino. PLANET TERROR, c’est un métrage bis totalement bandant, un véritable régal pour les sens parce qu’à la fois drôle et effrayant. Tout y est démesuré, jubilatoire, insensé, cradingue. Peut-être est-ce pour rappeler la liberté d’expression laissée jadis à ce cinéma underground et mieux se gausser de la stratégie militaire irréfléchie de Bush Jr ou évoquer l’irresponsabilité politique en matière d’expérimentations scientifiques. Bon, et maintenant, la suite please !


