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Critique
Deux mois après le segment de Tarantino, la deuxième partie de Grindhouse débarque chez nous, et c'est avec bonheur qu'on découvre que Rodriguez s'est lâché comme jamais, pour un résultat certainement plus proche de l'esprit Grindhouse, et qui prouve que le réalisateur n'est jamais aussi bon que quand il laisse libre cours à sa générosité.
Planète terreur s'impose comme un des plus beaux délires de ses dernières années qui fait preuve d'un enthousiasme de tous les instants. Le programme est simple: du fun, du gore dégueulasse et rigolard, des blagues bien grasses, et des filles sexy courtement vêtuées mais non moins fortes. Planète erreur n'est pourtant pas le premier film à promettre un tel cockail, mais sa réussite tient à la sincérité du réalisateur dévoué au pur plaisir du spectateur d'un bout à l'autre du métrage.
Une dizaine de personnages, rapidement caractérisés mais jouissifs car représentant des archétypes du genre avec jubilation (Willis, Savini, Biehn dans des rôles taillés sur mesure), évolue ainsi dans une intrigue formidablement idiote prétexte à divers morceaux de bravoure tous plus fous, explosifs et sanglants les uns que les autres. La mise en scène de Rodriguez est plus efficace que jamais et les idées dingues sont particulièrement bien utilisées et mises en valeur (la jambe mitraillette quand même!). Un large pan du cinéma a droit à son hommage, du bis italien bien craspec à Carpenter pour des scènes de siège et une musique électronique, tout en jouant à fond la carte de l'image balafrée et abîmée qui participe au style visuel bordélique du film.
Rodriguez signe donc son meilleur film en ne se posant aucune question et en proposant le spectacle le plus fun, généreux et décomplexé possible. Pourvu qu'il décide de continuer dans cette veine.
Planète terreur s'impose comme un des plus beaux délires de ses dernières années qui fait preuve d'un enthousiasme de tous les instants. Le programme est simple: du fun, du gore dégueulasse et rigolard, des blagues bien grasses, et des filles sexy courtement vêtuées mais non moins fortes. Planète erreur n'est pourtant pas le premier film à promettre un tel cockail, mais sa réussite tient à la sincérité du réalisateur dévoué au pur plaisir du spectateur d'un bout à l'autre du métrage.
Une dizaine de personnages, rapidement caractérisés mais jouissifs car représentant des archétypes du genre avec jubilation (Willis, Savini, Biehn dans des rôles taillés sur mesure), évolue ainsi dans une intrigue formidablement idiote prétexte à divers morceaux de bravoure tous plus fous, explosifs et sanglants les uns que les autres. La mise en scène de Rodriguez est plus efficace que jamais et les idées dingues sont particulièrement bien utilisées et mises en valeur (la jambe mitraillette quand même!). Un large pan du cinéma a droit à son hommage, du bis italien bien craspec à Carpenter pour des scènes de siège et une musique électronique, tout en jouant à fond la carte de l'image balafrée et abîmée qui participe au style visuel bordélique du film.
Rodriguez signe donc son meilleur film en ne se posant aucune question et en proposant le spectacle le plus fun, généreux et décomplexé possible. Pourvu qu'il décide de continuer dans cette veine.


