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Critique
Deuxième séance du programme Grindhouse concocté par Tarantino et Rodriguez, Planète terreur ne déçoit pas et offre un délire en règle à la fois répugnant dans ses excès gore et hilarant dans son concept original d’hommage aux séries Z. Comme dans Boulevard de la mort, l’image est volontairement salie, la photo et la musique bien cheap et le film subit multiples coupures et autres délires visuels. A prendre au second degré, Planète terreur met en scène d’horribles zombies, des hommes bien crasseux et des filles aux décolletés aussi grands que leur envie de charcuter à la fois la gente masculine et les monstres carnivores.
L’auto dérision avec laquelle les acteurs interprètent leurs personnages est réjouissante, que ce soit Bruce Willis en militaire contaminé, Rose McGowan affublée d’une mitraillette en guise de jambe (une des trouvailles hilarantes du film de Rodriguez) ou même Quentin himself en horrible violeur. Et même si le ton est résolument à la plaisanterie sanglante, le réalisateur réussit à disséminer par-ci, par là, de véritables scènes de terreur plutôt réussies au travers desquelles apparaît clairement la patte de Rodriguez, spécialiste de ce genre de cinéma (The Faculty, Sin city, Une nuit en enfer). Cette deuxième partie se révèle divertissante, peut-être moins aboutie que le premier opus féministe au verbiage vraiment jouissif et un chouïa en dessous de la réflexion sur la femme en général qu’il contenait, mais tout aussi délirante, fun et soignée dans toute sa paradoxale monstruosité.
L’auto dérision avec laquelle les acteurs interprètent leurs personnages est réjouissante, que ce soit Bruce Willis en militaire contaminé, Rose McGowan affublée d’une mitraillette en guise de jambe (une des trouvailles hilarantes du film de Rodriguez) ou même Quentin himself en horrible violeur. Et même si le ton est résolument à la plaisanterie sanglante, le réalisateur réussit à disséminer par-ci, par là, de véritables scènes de terreur plutôt réussies au travers desquelles apparaît clairement la patte de Rodriguez, spécialiste de ce genre de cinéma (The Faculty, Sin city, Une nuit en enfer). Cette deuxième partie se révèle divertissante, peut-être moins aboutie que le premier opus féministe au verbiage vraiment jouissif et un chouïa en dessous de la réflexion sur la femme en général qu’il contenait, mais tout aussi délirante, fun et soignée dans toute sa paradoxale monstruosité.


