Un conte de Noël

Un conte de Noël

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26 mai. 2008 Par bEUDinet Star Rating 9
Finalement , « Un Conte de Noël », le nouveau film tant attendu d’Arnaud Desplechin se situe dans la même veine que son œuvre précédante, le captivant "Rois et reine", pour un résultat aussi réjouissant, sinon plus: même dynastie familiale perturbée; même Mathieu Amalric, brillant en personnage réjouissant à la personnalité borderline; même fille à la psyché torturée; même importance des rapports épistolaires; même cruauté et désenchantement latent...

Des thèmes à nouveau magnifiés par la précision de l'écriture d'Arnaud Desplechin et d'Emmanuel Bourdieu, la justesse des dialogues, la complexité et l’absence de clichés dans la caractérisation des personnages, la puissance évocatrice de l'intrigue, les multiples symboles qui parsèment habilement le film.
L’autre grande force du scénario d’ « Un conte de Noël » est le talent dont le cinéaste fait preuve pour raconter de façon limpide une histoire familiale extrêmement complexe, à l’image du prologue du film, à la fois inventif sur le plan visuel et très malin en ce qui concerne la présentation des différents protagonistes...

Comme souvent chez Desplechin, la mise en scène est d'une justesse admirable et d'une inventivité réjouissante. Le cinéaste fait preuve d’un sens du rythme stupéfiant, à la fois paisible, patient mais sans cesse brisé par des rebondissements inattendus et autres coups d'éclats (venant la plupart du temps du personnage incarné par Amalric).

Les interprètes sont absolument tous formidables. La direction d'acteurs, la précision et la complexité réjouissante des personnages et de leurs interactions ne sont probablement pas étrangères à ce constat. Mais il faut également constater le grand mérite de Catherine Deneuve, Mathieu Amalric, Anne Consigny et Melvil Poupaud (les comédiens les plus mémorables de la bande), qui est d'interpréter de façon crédible, simple et touchante cette histoire familiale bourrées de non-dits, de ressentiments, d’aigreur et de colères contenues.

On rit, on pleure, on est forcément touché en plein cœur par un conte qui n’en a que le nom. Car on se sent forcément concerné par l’histoire contemporaine de cette famille et on est extrêmement emballé par le nouveau coup de maître signé Arnaud Desplechin.


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Calamity22/12/2008 12:35 par Calamity

Les petits plaisantins auteurisants comme Christophe Honoré peuvent retourner chialer chez Maman. De toute façon, Desplechin reste le seul réalisateur français dont les films tiennent vraiment la route. Le reste, malgré une kyrielle de films plaisants, c’est comparativement du pipi de chat. LIRE LA SUITE
Jean-Noël Nicolau22/12/2008 11:45 par Jean-Noël Nicolau

J’ai revu Rois et Reine et je trouve en effet Un Conte de Noël supérieur. Mais je vais revoir Comment Je Me Suis Disputé, pour savoir, si c’est le meilleur… LIRE LA SUITE
Julien Foussereau21/12/2008 20:58 par Julien Foussereau

Ah ben tiens ! Moi qui regrettais de ne pas être tombé sur LE film français de 2009. Grand, grand Depleschin. Mon préféré avec Esther Kahn et Comment je me suis disputé. Face à la force romanesque et intime à la fois de son récit, par la complexité des personnages les plaçant [...] LIRE LA SUITE

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