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Critique
Adapté du comic book de Mike Mignola, HELLBOY n’est pas un blockbuster comme les autres. Et pour cause, son héros n’en est pas vraiment un. Il s’agit d’un démon costaud un peu ado sur les bords et amoureux des chats que l’Oncle Sam chouchoute dans l’ombre et sort au besoin pour lutter contre le Mal. Bien lui en a pris car une créature nazie championne d’escrime et un Raspoutine bien énervé reviennent à la surface et menacent de plonger la Terre dans le néant.
Indéniablement charismatique, Ron Pearlman incarne ce justicier né des flammes de l’Enfer. Célèbre pour sa bobine si singulière aperçue dans l’inoubliable LE NOM DE LA ROSE, le comédien humanise son personnage lorsqu’il se comporte en fiston avec le professeur Broom, génial dompteur d’êtres paranormaux ou lorsqu’il déchante dans son espoir d’idylle avec une jolie brunette qui s’enflamme littéralement au besoin. Derrière son masque, Pearlman grime l’émotion d’un gentil monstre mal aimé et transgresse l’ordinaire code de bonhomie du super héros hollywoodien.
Plastiquement joliment conçu, à l’image d’une magnifique scène d’ouverture, le film est rythmé par une avalanche de scènes de baston d’excellente facture. Ca castagne sévère, c’est bourrin à souhait et souvent même sacrément jubilatoire. Hellboy a beau distribuer les mandales avec son bras de pierre, l’ennemi est sufisamment puissant, coriace et délicieusement diabolique dans son dessein fictionnel pour lui donner du fil à retordre. Jusqu’au terme de l’aventure, Del Toro s’amuse à filmer l’action avec une redoutable efficacité, aidé par moult câbles et SFX à gogo.
Hélas, on regrettera une histoire d’une linéarité confondante. Il y avait certainement mieux à faire pour rendre le bébé davantage passionnant, quitte à prendre des libertés avec la BD originelle. De plus, plat et sans surprise, le récit est animé par des dialogues d’une banalité désolante même si la gausserie auto flagellante de l’anti héros à la carcasse rouge apporte une certaine fraîcheur à l’ensemble … Tout cela est bien dommage, car comme en témoigne son dénouement vite expédié, HELLBOY est une œuvre originale mais inaboutie.
Indéniablement charismatique, Ron Pearlman incarne ce justicier né des flammes de l’Enfer. Célèbre pour sa bobine si singulière aperçue dans l’inoubliable LE NOM DE LA ROSE, le comédien humanise son personnage lorsqu’il se comporte en fiston avec le professeur Broom, génial dompteur d’êtres paranormaux ou lorsqu’il déchante dans son espoir d’idylle avec une jolie brunette qui s’enflamme littéralement au besoin. Derrière son masque, Pearlman grime l’émotion d’un gentil monstre mal aimé et transgresse l’ordinaire code de bonhomie du super héros hollywoodien.
Plastiquement joliment conçu, à l’image d’une magnifique scène d’ouverture, le film est rythmé par une avalanche de scènes de baston d’excellente facture. Ca castagne sévère, c’est bourrin à souhait et souvent même sacrément jubilatoire. Hellboy a beau distribuer les mandales avec son bras de pierre, l’ennemi est sufisamment puissant, coriace et délicieusement diabolique dans son dessein fictionnel pour lui donner du fil à retordre. Jusqu’au terme de l’aventure, Del Toro s’amuse à filmer l’action avec une redoutable efficacité, aidé par moult câbles et SFX à gogo.
Hélas, on regrettera une histoire d’une linéarité confondante. Il y avait certainement mieux à faire pour rendre le bébé davantage passionnant, quitte à prendre des libertés avec la BD originelle. De plus, plat et sans surprise, le récit est animé par des dialogues d’une banalité désolante même si la gausserie auto flagellante de l’anti héros à la carcasse rouge apporte une certaine fraîcheur à l’ensemble … Tout cela est bien dommage, car comme en témoigne son dénouement vite expédié, HELLBOY est une œuvre originale mais inaboutie.


