Motel

Vacancy

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11 jan. 2009 Par bEUDinet Star Rating 6
Passé inaperçu en raison d’une sortie technique au milieu de l’été, méprisé par une bonne partie de la critique, "Motel", le second film du réalisateur d’origine hongroise Nimrod Antal après le remarqué "Kontroll", méritait pourtant mieux que cela car le film, la première œuvre du cinéaste aux Etats-Unis, se révèle être une petite série B à l’ancienne, concise, efficace et mise en scène de façon bluffante.

Sur un script basique de thriller, la seule originalité de "Motel" est de mettre en avant un couple marié en souffrance, monsieur et madame Fox, au bord du divorce en début de film, ne trouvant rien de mieux que de se livrer une véritable guerre des nerfs depuis la mort accidentelle de leur jeune fils. Les rebondissements suivants vont s’avérer on ne peut plus attendu (panne de voiture, nuit forcée dans un motel pourri avec un gérant inquiétant) mais Antal parvient à surpasser ces obstacles en proposant une relecture réjouissante d’effets anxiogènes a priori éculés : l’irruption soudaine d’images de "snuff movie", dont les psychopathes qui rodent dans le motel semblent se faire un réel plaisir de les monter façon clip, s’avèrent particulièrement efficace, par exemple.

Si la trame de « Motel » s’avère particulièrement peu originale, c’est sur le plan visuel que l’œuvre se révèle particulièrement intéressante, dotée d’une mise en scène efficace et virtuose, tout le temps lisible et claire, y compris dans les séquences de courses-poursuites. On ne crachera pas non plus sur la bande originale, excellente, sur l’ambiance du film, glauque à souhait, et sur le look sobre mais flippant des pervers qui vont méthodiquement mener l’assaut pendant une nuit sur la chambre d’hôtel miteuse.

Côté casting, si le fade Luke Wilson s’avère un peu décevant dans le rôle titre, le choix de Kate Beckinsale est quant à lui beaucoup plus judicieux : en la faisant incarner une mère effondrée qui se shoote aux anti-dépresseurs, elle brise son image d’action girl, acquise grâce à son rôle titre dans la saga "Underworld", en nous montrant une autre palette de son talent. Le casting est complété par la prestation survoltée de Frank Whaley en gérant méchamment pervers.

Un gros défaut vient néanmoins ternir l’imparable efficacité de "Motel": le final tiré par les cheveux, inévitable happy-end quelque peu bâclé vient un peu gâcher le plaisir de voir un authentique survival visuellement bluffant.
Dommageable mais cela ne nous empêchera pas d’attendre la suite de la carrière de Nimrod Antal avec une impatience non feinte.


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Tonton BDM :

Star Rating 9
Alors que l’on lance sans vraiment y penser le DVD de ce “Motel” sorti de nulle part lors d’une petite soirée entre amis, on peut certes continuer à discuter durant une dizaine de minutes d’un ton badin, à se demander par exemple qui on baiserait si l’on avait le choix entre Lindsay Lohan, Paris Hilton [...]

Didier Verdurand :

Star Rating 5
Quelques bonnes idées au milieu de clichés, c’est toujours ça de gagné…

Stéphane Argentin :

Star Rating 5

Bruno Laurent :

Star Rating 4

Laurent Pécha :

Star Rating 4


La Rédaction30/11/1999 01:00 par La Rédaction

Motel

Vous pouvez discuter ici du film Motel. Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/movies-details-7518.php LIRE LA SUITE

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