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Critique
Alors que l'on lance sans vraiment y penser le DVD de ce "Motel" sorti de nulle part lors d'une petite soirée entre amis, on peut certes continuer à discuter durant une dizaine de minutes d'un ton badin, à se demander par exemple qui on baiserait si l'on avait le choix entre Lindsay Lohan, Paris Hilton et Eva Longoria. Mais force est de constater que passées ces dix premières minutes d'exposition somme toute très classiques, le film impose bien vite le silence aux plus blasés des bouffeurs de pizza.
Oui, en dix minutes et après l'arrivée des personnages principaux dans le "Motel" qui lui sert de titre, le film impose au spectateur son ambiance étrange et inquiétante. Si le titre n'est pas réellement original, c'est aussi une de ses grandes forces : il rappelle d'autres films et d'autres intrigues, des atmosphères déjà vues et revues, mais le spectateur ne peut s'empêcher de ressentir la vague impression de malaise diffus (très Lynchien en un sens) finement distillée par le nouveau venu Nimród Antal, malaise qui s'amplifie à chaque découverte morbide que fait le couple composé par Luke Wilson et Kate Beckinsale, tous deux parfaits de panique maîtrisée.
Survival d'une puissance rare et d'une violence inouie dans son dénouement, jouant habilement sur un sentiment de piège inextricable et de claustrophobie latente, "Motel" s'impose tout doucement comme un des nouveaux classiques du genre, à condition qu'on soit un tant soit peu sensible à ses enjeux et à l'angoisse qu'il procure. Un quasi-sans faute, si l'on excepte la résurrection express du personnage principal dans la dernière minute du métrage.
Oui, en dix minutes et après l'arrivée des personnages principaux dans le "Motel" qui lui sert de titre, le film impose au spectateur son ambiance étrange et inquiétante. Si le titre n'est pas réellement original, c'est aussi une de ses grandes forces : il rappelle d'autres films et d'autres intrigues, des atmosphères déjà vues et revues, mais le spectateur ne peut s'empêcher de ressentir la vague impression de malaise diffus (très Lynchien en un sens) finement distillée par le nouveau venu Nimród Antal, malaise qui s'amplifie à chaque découverte morbide que fait le couple composé par Luke Wilson et Kate Beckinsale, tous deux parfaits de panique maîtrisée.
Survival d'une puissance rare et d'une violence inouie dans son dénouement, jouant habilement sur un sentiment de piège inextricable et de claustrophobie latente, "Motel" s'impose tout doucement comme un des nouveaux classiques du genre, à condition qu'on soit un tant soit peu sensible à ses enjeux et à l'angoisse qu'il procure. Un quasi-sans faute, si l'on excepte la résurrection express du personnage principal dans la dernière minute du métrage.


