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Critique
Ca commence comme une épopée neurasthénique au pays des couples en crise et ça se termine en thriller ridicule à peine gore à fort coefficient nanar. Et pourtant, c'est plutôt efficace.
On en voit déjà trois dans le fond qui rigolent. Non, Motel ne se supporte pas que pour le charme de Kate Beckinsale (et la plastique aussi, hein, faut pas se leurrer), mais plutôt parce qu'il a l'avantage de ses moindres ambitions, à savoir un petit machin qui ne paye pas de mine, soucieux de placer des acteurs en contre emploi, et de fabriquer une vraie ambiance de film de genre.
Ainsi, la réalisation et la photo, très soignées, titillent l'oeil du spectateur averti, que cela soit dans l'atmosphère crépusculaire des routes en pleine nuit ou dans l'aspect craspec d'un hôtel perdu. Le film échoue surtout lamentablement à cause d'un scénario pantouflard qui essaie de surprendre le spectateur par des situations convenues ou dictés par les derniers succès du genre (le passage à la descent tournant plutôt à une partie de cache cache aveugle). Tous les poncifs y passent (jusqu'aux sursauts de musique éculés), et on se limite toujours à rester en eaux connues (voir pour ça le final putassier et risible).
Malgré ses innombrables défauts, on peut facilement y cuver sa nuit alcoolisée à la fraîche dans une salle, et apprécier une photographie et un générique très réussis (ce qui franchement rare). Mais attention, ça reste beaucoup moins drôle que Captivity.
On en voit déjà trois dans le fond qui rigolent. Non, Motel ne se supporte pas que pour le charme de Kate Beckinsale (et la plastique aussi, hein, faut pas se leurrer), mais plutôt parce qu'il a l'avantage de ses moindres ambitions, à savoir un petit machin qui ne paye pas de mine, soucieux de placer des acteurs en contre emploi, et de fabriquer une vraie ambiance de film de genre.
Ainsi, la réalisation et la photo, très soignées, titillent l'oeil du spectateur averti, que cela soit dans l'atmosphère crépusculaire des routes en pleine nuit ou dans l'aspect craspec d'un hôtel perdu. Le film échoue surtout lamentablement à cause d'un scénario pantouflard qui essaie de surprendre le spectateur par des situations convenues ou dictés par les derniers succès du genre (le passage à la descent tournant plutôt à une partie de cache cache aveugle). Tous les poncifs y passent (jusqu'aux sursauts de musique éculés), et on se limite toujours à rester en eaux connues (voir pour ça le final putassier et risible).
Malgré ses innombrables défauts, on peut facilement y cuver sa nuit alcoolisée à la fraîche dans une salle, et apprécier une photographie et un générique très réussis (ce qui franchement rare). Mais attention, ça reste beaucoup moins drôle que Captivity.


