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Critique
Réalisé par l'auteur de l'humain et glaçant Omagh ayant lui aussi trait à un attentat, Pete Travis traverse l'Atlantique pour son deuxième long métrage, mis en boîte sous la houlette du producteur Neal Moritz. De quoi être autant curieux qu'inquiet.
Et le résultat s'avère plutôt efficace bien que basique. Le scénario exploite l'idée intéressante des multiples points de vue lors d'un attentat contre le Président américain pour construire un thriller dynamique. Pour autant le script n'offre guère de surprises et utilise quelques grosses ficelles qui l'empêchent d'atteindre une réelle intensité. Le fait que sa poignée de personnages ne cessent de se croiser ne joue pas non plus en la faveur d'un réalisme clairement visé alors que le casting éclectique manque de véritable implication (à part Edgar Ramirez et Eduardo Noriega).
Cela dit, on ne s'ennuie jamais grâce à rythme bien maîtrisé et un style visuel fait de caméra instable, en mouvement et d'un montage percutant, style proche de la franchise Jason Bourne, qui confirme la filiation entre Travis et Greengrass. Dommage que certains effets lourdauds à base de ralentis viennent surligner la tension dramatique de certaines scènes, cassant la dynamique réaliste de l'ensemble, tout comme quelques exagérations dans les séquences d'action, au demeurant bien troussées.
Angles d'attaque relève donc du pur divertissement, et même si on regrettera qu'avec un tel sujet aucune tentative de réflexion sur le terrorisme ne soit proposée, il est suffisamment bien emballé pour passer un moment plaisant.
Et le résultat s'avère plutôt efficace bien que basique. Le scénario exploite l'idée intéressante des multiples points de vue lors d'un attentat contre le Président américain pour construire un thriller dynamique. Pour autant le script n'offre guère de surprises et utilise quelques grosses ficelles qui l'empêchent d'atteindre une réelle intensité. Le fait que sa poignée de personnages ne cessent de se croiser ne joue pas non plus en la faveur d'un réalisme clairement visé alors que le casting éclectique manque de véritable implication (à part Edgar Ramirez et Eduardo Noriega).
Cela dit, on ne s'ennuie jamais grâce à rythme bien maîtrisé et un style visuel fait de caméra instable, en mouvement et d'un montage percutant, style proche de la franchise Jason Bourne, qui confirme la filiation entre Travis et Greengrass. Dommage que certains effets lourdauds à base de ralentis viennent surligner la tension dramatique de certaines scènes, cassant la dynamique réaliste de l'ensemble, tout comme quelques exagérations dans les séquences d'action, au demeurant bien troussées.
Angles d'attaque relève donc du pur divertissement, et même si on regrettera qu'avec un tel sujet aucune tentative de réflexion sur le terrorisme ne soit proposée, il est suffisamment bien emballé pour passer un moment plaisant.


