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Critique
C'est sous la forme d'un faux documentaire que l’ex-Robin des bois Maurice Barthélemy aborde le cinéma. Sans s'éloigner pour autant de la comédie, par le biais d'un croisement entre les résumés de vie de stars qu'on voit sur le câble et un When we were kings à "l'américanité française" correspondant bien aux délires de grands enfants de l'ex troupe de Canal+, il réalise là un premier film tout à fait réussi. Ce qui n'est pas un mince exploit dans la cohorte des comiques du petit écran se sentant pousser une légitimité - toute commerciale - pour passer au grand, majoritairement pour le pire.
Barthélémy s'attaque à la vie d'un non-héros, boxeur minable, mais personnage original, au langage tout à fait particulier, dialecte franco-espagnol à fort potentiel hilarant. Il tourne en dérision les "interviews dans le cadre de vie", du background aux intervenants, jusqu’à l’absurde le plus total (du réparateur de TV au Mr ? , il les croisent, les fait se répondre, digresse un peu à la Nuls, etc…).
Pour le reste, mélange d'images d'archives, de divers supports vidéo, et de scènes classiques, il a veillé à reprendre la voix off des Hollywood stories, au phrasé presque aussi reconnaissable que celui d'un Frédéric Mitterrand, version adaptation de programme yankee. Brillante idée qu'il décline parfaitement sans en abuser, créant du liant comme le décalage au détour d'un plan, comme dans les scènes "romantiques".
La structure en interviews lui permet de multiplier les guests, accumulation de camarades que l'on ne saurait du coup lui reprocher - comme à d'autres qui se reposent uniquement sur ces caméos - puisque cela sert idéalement le concept du film. Enfin, Barthélémy lui-même incarne un Casablanca Driver d'une connerie à la limite de l'autisme. Ce premier essai manque peut-être de consistance et d’une constance en gags pour qu’il devienne un classique, mais il demeure tout de même un bon moment, à la singularité peu commune dans le paysage comique franchouillard.
Barthélémy s'attaque à la vie d'un non-héros, boxeur minable, mais personnage original, au langage tout à fait particulier, dialecte franco-espagnol à fort potentiel hilarant. Il tourne en dérision les "interviews dans le cadre de vie", du background aux intervenants, jusqu’à l’absurde le plus total (du réparateur de TV au Mr ? , il les croisent, les fait se répondre, digresse un peu à la Nuls, etc…).
Pour le reste, mélange d'images d'archives, de divers supports vidéo, et de scènes classiques, il a veillé à reprendre la voix off des Hollywood stories, au phrasé presque aussi reconnaissable que celui d'un Frédéric Mitterrand, version adaptation de programme yankee. Brillante idée qu'il décline parfaitement sans en abuser, créant du liant comme le décalage au détour d'un plan, comme dans les scènes "romantiques".
La structure en interviews lui permet de multiplier les guests, accumulation de camarades que l'on ne saurait du coup lui reprocher - comme à d'autres qui se reposent uniquement sur ces caméos - puisque cela sert idéalement le concept du film. Enfin, Barthélémy lui-même incarne un Casablanca Driver d'une connerie à la limite de l'autisme. Ce premier essai manque peut-être de consistance et d’une constance en gags pour qu’il devienne un classique, mais il demeure tout de même un bon moment, à la singularité peu commune dans le paysage comique franchouillard.


