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Critique
Au cœur de ce film, il y a bien sûr l’innocence. Celle de l’enfance d’abord, mais aussi l’innocence en tant qu’état de celui qui ne sait pas. Bien sûr, ces petites filles aux rubans seront celles qui incarneront le mieux cet état double et complexe. Nous nous retrouvons ainsi dans la même situation que les personnages, n’en sachant pas plus qu’elles, ressentant ses douceurs et ses beautés, mais aussi ses angoisses.
Car pour une fois l’enfance n’est pas dépeinte couleur rose bonbon. C’est un état d’infinie dépendance, d’aliénation totale. Au-delà de la simple histoire de pensionnat un peu étrange et mystérieuse, flirtant parfois avec le fantastique, déroutante pour certains, on a affaire à une véritable allégorie sur l’enfance et le passage à l’âge adulte.
Ainsi l’innocence de l’enfance est elle illustrée par la carcéralité de ces fillettes, par cette vie non choisie, imposée même, millimétrée, et dont les maître mots sont la « règle » ou encore le « droit ». Aucune liberté de faire quoique ce soit ; la journée est réglée comme du papier à musique. L’âge adulte devient au final le droit à la liberté, ou comment le parcours initiatique de ces pensionnaires, chrysalides qui deviendront papillons, n’est en fait qu’un long cheminement vers la sexualité et l’autonomie, en bref, l’ouverture au monde.
Pourtant, il transparaît dans ce film comme une sorte de nostalgie. Car si ce monde allégorique laisse poindre de terribles côtés, il est aussi beau, doux, et avant tout baigné par l’amour et la solidarité. Finalement, ce que perdront peut-être ces jeunes filles en quittant leur enfance, c’est ce sens du commun et du tout .Elles gagneront l’individualité et se retrouveront seules. Dans cet improbable pensionnat en revanche, en dépit de petites perfidies, les filles s’aiment entre elles, et ont besoin les unes des autres.
Le spectateur est ainsi invité à l’expérience de l’innocence, pour en retrouver, peut-être, des bribes au fond de lui.
Car pour une fois l’enfance n’est pas dépeinte couleur rose bonbon. C’est un état d’infinie dépendance, d’aliénation totale. Au-delà de la simple histoire de pensionnat un peu étrange et mystérieuse, flirtant parfois avec le fantastique, déroutante pour certains, on a affaire à une véritable allégorie sur l’enfance et le passage à l’âge adulte.
Ainsi l’innocence de l’enfance est elle illustrée par la carcéralité de ces fillettes, par cette vie non choisie, imposée même, millimétrée, et dont les maître mots sont la « règle » ou encore le « droit ». Aucune liberté de faire quoique ce soit ; la journée est réglée comme du papier à musique. L’âge adulte devient au final le droit à la liberté, ou comment le parcours initiatique de ces pensionnaires, chrysalides qui deviendront papillons, n’est en fait qu’un long cheminement vers la sexualité et l’autonomie, en bref, l’ouverture au monde.
Pourtant, il transparaît dans ce film comme une sorte de nostalgie. Car si ce monde allégorique laisse poindre de terribles côtés, il est aussi beau, doux, et avant tout baigné par l’amour et la solidarité. Finalement, ce que perdront peut-être ces jeunes filles en quittant leur enfance, c’est ce sens du commun et du tout .Elles gagneront l’individualité et se retrouveront seules. Dans cet improbable pensionnat en revanche, en dépit de petites perfidies, les filles s’aiment entre elles, et ont besoin les unes des autres.
Le spectateur est ainsi invité à l’expérience de l’innocence, pour en retrouver, peut-être, des bribes au fond de lui.


