Aviator

Aviator (The)

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28 sep. 2009 Par Fincher Star Rating 9

 

Scorsese réalise avec Aviator le biopic rêvé lorsque maîtrise de la narration s’associe à une virtuosité formelle. Il faut dire que Howard Hughes l’homme le plus riche au monde dans les années 60 a tout simplement une vie démesurée, passion dévorante pour le cinéma, prouesses techniques dans l’aviation et amour des femmes, il a beau caresser les deux de la même manière, les femmes se verront éclipsé petit à petit par une paranoïa aiguë et des troubles obsessionnels compulsifs qui vont finir par le ronger de l’intérieur pour le mener vers ce qu’il redoute tant la quarantaine.

Scorsese nous montre un Howard Hughes qui dès l’enfance rêve d’aviation et de cinéma alors que sa mère lui inculque la hantise des microbes. Il est intéressant de remarquer l’addiction pour les produits laitiers comme un désir à un retour vers un confort maternel. D’ailleurs sa seul véritable histoire d’amour n’est qu’une substitution d’un manque, Catherine Hepburn (génialissime Cate Blanchette) porte le pantalon et joue le rôle de mère mais cette relation haut en couleur ne pourra durée face au gouffre social qui les sépare et à l’attraction/répulsion envers les médias.

D’un point de vue technique Aviator est un exutoire pour le réalisateur qui s’offre des séquences dont il a toujours rêvé en montrant les soirées dansante au coconut club version amélioré de sa tentative jazzy de New York-New York, Scorsese utilise toute la panoplie technique : plan séquence, double focale, Split Screen, images d’archives, voix off. A cela s'ajoute un jeux de lumières remarquable bichrome puis trichrome Scorsese allume et éteint ses décors à la manière d’une séance de cinéma, superpose les images de désert « propre » sur la peau brulé de DiCaprio (magistral son plus grand rôle chez Scorsese) devenant l’homme dont il a toujours eu peur : le balayeur vivant dans une porcherie.

The Way of The Future, Howard a payé le prix de ses ambitions, la suite ne peut être qu’une chute vertigineuse.


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Gregmond16/07/2009 20:31 par Gregmond

des faux bons films comme Aviator, il y a pas mal de cinéastes qui rêveraient d’en faire. Sans être fan du film, je pense que c’est son meilleur de la période post Bringing out the dead. Deux révisions m’ont permis de le réevaluer nettement. Mais sinon, de vrais mauvais films, [...] LIRE LA SUITE
bEUDinet16/07/2009 20:30 par bEUDinet

J’ai souvenir d’un crash d’avion énorme, j’ai le souvenir d’une descente aux enfers et d’un enfermement psychiatrique délicieusement scorsesien. Je me le remate tout de suite!!! LIRE LA SUITE
Jean-Noël Nicolau16/07/2009 18:41 par Jean-Noël Nicolau

En même temps ça fait un peu dix ans qu’il n’a pas fait un vrai bon film le Martin. La faute à DiCa ? :D LIRE LA SUITE

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