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Critique
Développement pour le cinéma d’une nouvelle couchée sous la plume d’Ernest Hemingway, LES TUEURS est un film absolument captivant réalisé en 1946 par Robert Siodmak. L’histoire raconte les investigations menées par un enquêteur d’une compagnie d’assurance suite à une police souscrite par Pete Lunn, un homme exécuté par des tueurs à gage dans sa chambre d’hôtel.
Brillant exercice de style, LES TUEURS séduit notamment par la qualité de sa réalisation, de sa mise en scène et de son montage. Bénéficiant d’un scénario en béton armé, l’histoire est racontée sous forme de nombreux flash-backs qui illustrent les intéressantes rencontres de l’enquêteur James Reardon. L’aspect visuel a été extrêmement soigné grâce à une photographie irréprochable et la partition musicale souvent violente et agressive composée par Miklos Rozsa souligne efficacement l’atmosphère poisseuse, étouffante et mystérieuse du récit.
Construit autour d’une dizaine de personnages ayant tous leur importance, LES TUEURS se centre toutefois autour du couple obsessionnel formé par Burt Lancaster et Ava Gardner. Encore débutant, le premier campe l’ex boxeur assassiné, une brute au grand cœur fascinée et manipulée par la seconde, femme fatale plus ou moins fiancée à Big Jim, chef d’un petit gang. La beauté rayonnante d’Ava Gardner est particulièrement mise en valeur, il faut dire que chacune de ses apparitions imprègne l’écran d’une sensualité troublante.
Jusqu’à un dénouement hautement dramatique, LES TUEURS constitue un grand moment de cinéma. Il symbolise aussi le désenchantement du rêve américain : on ne distingue plus vraiment le bien du mal, le mensonge et la manipulation constituent le fondement du récit, le banditisme est indirectement reconnu en société. Signé Robert Siodmak, LES TUEURS est une œuvre puissante et intensément noire …
Brillant exercice de style, LES TUEURS séduit notamment par la qualité de sa réalisation, de sa mise en scène et de son montage. Bénéficiant d’un scénario en béton armé, l’histoire est racontée sous forme de nombreux flash-backs qui illustrent les intéressantes rencontres de l’enquêteur James Reardon. L’aspect visuel a été extrêmement soigné grâce à une photographie irréprochable et la partition musicale souvent violente et agressive composée par Miklos Rozsa souligne efficacement l’atmosphère poisseuse, étouffante et mystérieuse du récit.
Construit autour d’une dizaine de personnages ayant tous leur importance, LES TUEURS se centre toutefois autour du couple obsessionnel formé par Burt Lancaster et Ava Gardner. Encore débutant, le premier campe l’ex boxeur assassiné, une brute au grand cœur fascinée et manipulée par la seconde, femme fatale plus ou moins fiancée à Big Jim, chef d’un petit gang. La beauté rayonnante d’Ava Gardner est particulièrement mise en valeur, il faut dire que chacune de ses apparitions imprègne l’écran d’une sensualité troublante.
Jusqu’à un dénouement hautement dramatique, LES TUEURS constitue un grand moment de cinéma. Il symbolise aussi le désenchantement du rêve américain : on ne distingue plus vraiment le bien du mal, le mensonge et la manipulation constituent le fondement du récit, le banditisme est indirectement reconnu en société. Signé Robert Siodmak, LES TUEURS est une œuvre puissante et intensément noire …


