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Critique
Otage
Avec Otage, Siri réalise une sorte de variation de Nid de guêpes en reprenant nombre de thèmes et d'idées (huis clos, siège, les méchants masqués, la scène avec les flammes...), ainsi que pas mal de plans que l'on croirait sortis de son précédent film.
Toutefois, son nouveau film ne se hisse pas au niveau de son précédent, à cause d'une tension qu'il ne parvient à maintenir complétement, principalement après une heure de film, où l'on ressent un flottement, avant que les choses sérieuses ne reprennent.
Le pitch est pourtant excellent, mais il oublie un peu la situation de la famille de Willis (plutôt convaincant d'ailleurs). En fait, ce point du scénario semble secondaire, alors qu'il est primordial du point de vue du personnage. Quelques facilités dans le scénario sont également regrettables, sans nuire vraiment au film, elles l'empêchent d'être totalement jouissif. Tout comme ce bad guy, ressemblant à un chanteur de goth metal, guère convaincant.
En revanche, il faut bien reconnaître la maîtrise technique de Siri, encore une fois bluffante par moment: cet homme sait faire monter la tension en un rien de temps (bien aider par la très bonne BO de Desplat, présent lui aussi sur Nid de guêpes), et possède un sens visuel très poussé qui donne lieu à des scènes d'action parfois courtes mais d'une efficacité redoutable. La photographie avec ses tons ocres et dorés de son chef op' attitré est également superbe, et finit par donner au film un cachet visuel de grande qualité.
Au final, même on est légèrement déçu, Siri délivre un premier film américain réussit, meilleur que pas mal de gros blockbusters boursouflés, qui comporte de sacrés bons moments de tension et d'action qui font oublier une petite baisse de rythme et 2/3 facilités.


