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Dr Folamour
Dr. Strangelove or : how I learned to stop worrying and love the bomb, Royaume-Uni, 1963
Critique
Pris de folie, un général américain, persuadé que les soviétiques vont empoisonner les cours d’eau des Etats-Unis (monumental monologue sur la fluorisation de l’eau), lance une attaque de grande envergure sur l’URSS, au moyen de bombardiers équipés de la bombe atomique.
Ses subordonnés pensent à un exercice d’entraînement et activent les codes secrets. Enfin alerté, le Président des Etats-Unis appelle Moscou.
Avec ce film, Kubrick fait montre d’un humour et d’un recul extraordinaire en traitant de manière corrosive la guerre nucléaire alors que la planète se remettait à peine de la crise de Cuba.
Cette satire redoutable à l’humour très noir est un savant mélange de gravité, d’humour et de dérision, notamment avec l’introduction du personnage du Dr Folamour, conseiller du Président et ancien nazi.
Ses apparitions nous valent de grands moments de rigolade (malgré le sujet grave), surtout lorsque des réminiscences de nazisme remonte en lui. Tordant.
C’est Peter Sellers qui campe magistralement ce personnage de doux dingue ainsi que ceux de Mandrake et de Muffley. Trois rôles donc pour le seul Peter Sellers qui s’en sort sous les hourras tellement il s’avère drolatique et juste.
Si le film démarre calmement (il ne dure qu’une heure et demie, chose rare chez Kubrick), il bascule vite dans l’absurde le plus total. Il faut voir l’ambassadeur russe se battre avec un général de l’armée qui le traite de tous les noms d’oiseaux. A mourir de rire.
La réalisation de Kubrick est toujours étonnante : il use de plans statiques pour les passages dialogués et tourne caméra à l’épaule pour les scènes de guerre, pour un résultat bluffant.
Enfin, il est intéressant aussi de constater que McTiernan a repris le thème du film (une marche militaire) pour son Die Hard 3. Bel hommage.
Un film drôle, sarcastique, à l’humour imparable même 45 ans après. Une référence.
Ses subordonnés pensent à un exercice d’entraînement et activent les codes secrets. Enfin alerté, le Président des Etats-Unis appelle Moscou.
Avec ce film, Kubrick fait montre d’un humour et d’un recul extraordinaire en traitant de manière corrosive la guerre nucléaire alors que la planète se remettait à peine de la crise de Cuba.
Cette satire redoutable à l’humour très noir est un savant mélange de gravité, d’humour et de dérision, notamment avec l’introduction du personnage du Dr Folamour, conseiller du Président et ancien nazi.
Ses apparitions nous valent de grands moments de rigolade (malgré le sujet grave), surtout lorsque des réminiscences de nazisme remonte en lui. Tordant.
C’est Peter Sellers qui campe magistralement ce personnage de doux dingue ainsi que ceux de Mandrake et de Muffley. Trois rôles donc pour le seul Peter Sellers qui s’en sort sous les hourras tellement il s’avère drolatique et juste.
Si le film démarre calmement (il ne dure qu’une heure et demie, chose rare chez Kubrick), il bascule vite dans l’absurde le plus total. Il faut voir l’ambassadeur russe se battre avec un général de l’armée qui le traite de tous les noms d’oiseaux. A mourir de rire.
La réalisation de Kubrick est toujours étonnante : il use de plans statiques pour les passages dialogués et tourne caméra à l’épaule pour les scènes de guerre, pour un résultat bluffant.
Enfin, il est intéressant aussi de constater que McTiernan a repris le thème du film (une marche militaire) pour son Die Hard 3. Bel hommage.
Un film drôle, sarcastique, à l’humour imparable même 45 ans après. Une référence.


