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Critique
Femme fatale, écrivain pervers, jeune héritier fou et capricieux: on s'attache successivement à des personnages auxquels a priori on ne devrait pas s'attacher. Notre point de vue sur eux ne cesse d'évoluer, de changer et à la fin du film , on hésite encore à trancher.
Mais en attendant, Chabrol s'est bien amusé à brocarder des milieux (le monde de la télé, de l'édition, la haute bourgeoisie provinciale) et des personnes (femmes et hommes) avec délectation, justesse et complexité et comme souvent, s'est interrogé sur la normalité, l'équilibre de chacun, nous présentant des stéréotypes et des archétypes de films de genre ou encore des caractères de classes en en révélant toute l'ambivalence, et finalement toute l'humanité.
Il joue avec les stéréotypes non pas pour les confirmer mais pour y voir la part de vérité et de complexité qui se cache derrière eux. On est , comme toujours mais ici encore plus que d'habitude dans un Chabrol, à la fois extérieur aux personnages mais en même temps, on peut aussi s'y reconnaitre et là est toute la force des personnages chabroliens.
L'avocat interprété par son fils se nomme Lorbach: il suffit de changer l'ordre des lettres pour retrouver l'identité réelle de l'acteur. Ce petit clin d'oeil révèle toute la science de Chabrol. Il suffit de changer quelques éléments mis dans les personnages pour se retrouver en eux malgré tout. Les perversions, les obsessions, les vices sont répartis d'une façon intéressante dramatiquement parlant dans le film: dans la vie réelle, ils ne sont pas répartis forcément aussi stratégiquement pour faire une belle et passionante histoire mais ils sont bien là quand même, en chacun de nous.
Chabrol se joue de nous, aussi, en tant que spectateurs, prompts que nous sommes à juger et interpréter les personnages, les gens , en fonction de représentations hâtives et il s'amuse à nous emmener vers une de ces pistes pour mieux nous perdre ensuite. Il nous intègre dans ses films en quelque sorte. Et au final, on se dit que nous aussi, nous sommes un personnage chabrolien.
Un Chabrol de plus, mais qui sied bien aux préoccupations du réalisateur, qui en exprime bien toute l'étendue et la complexité.
Par exemple, sincérité et fausseté sont ici aussi très proches l'un de l'autre: ils se nourissent l'un de l'autre. La fausseté est une expression de la sincérité et inversement.
Mais en attendant, Chabrol s'est bien amusé à brocarder des milieux (le monde de la télé, de l'édition, la haute bourgeoisie provinciale) et des personnes (femmes et hommes) avec délectation, justesse et complexité et comme souvent, s'est interrogé sur la normalité, l'équilibre de chacun, nous présentant des stéréotypes et des archétypes de films de genre ou encore des caractères de classes en en révélant toute l'ambivalence, et finalement toute l'humanité.
Il joue avec les stéréotypes non pas pour les confirmer mais pour y voir la part de vérité et de complexité qui se cache derrière eux. On est , comme toujours mais ici encore plus que d'habitude dans un Chabrol, à la fois extérieur aux personnages mais en même temps, on peut aussi s'y reconnaitre et là est toute la force des personnages chabroliens.
L'avocat interprété par son fils se nomme Lorbach: il suffit de changer l'ordre des lettres pour retrouver l'identité réelle de l'acteur. Ce petit clin d'oeil révèle toute la science de Chabrol. Il suffit de changer quelques éléments mis dans les personnages pour se retrouver en eux malgré tout. Les perversions, les obsessions, les vices sont répartis d'une façon intéressante dramatiquement parlant dans le film: dans la vie réelle, ils ne sont pas répartis forcément aussi stratégiquement pour faire une belle et passionante histoire mais ils sont bien là quand même, en chacun de nous.
Chabrol se joue de nous, aussi, en tant que spectateurs, prompts que nous sommes à juger et interpréter les personnages, les gens , en fonction de représentations hâtives et il s'amuse à nous emmener vers une de ces pistes pour mieux nous perdre ensuite. Il nous intègre dans ses films en quelque sorte. Et au final, on se dit que nous aussi, nous sommes un personnage chabrolien.
Un Chabrol de plus, mais qui sied bien aux préoccupations du réalisateur, qui en exprime bien toute l'étendue et la complexité.
Par exemple, sincérité et fausseté sont ici aussi très proches l'un de l'autre: ils se nourissent l'un de l'autre. La fausseté est une expression de la sincérité et inversement.


