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Critique
Claude Chabrol, malgré ses 77 ans, continue à nous livrer, à un rythme de métronome, des films dont on attend la sortie avec de moins en moins d'impatience. En effet, si il faut mettre au crédit du cinéaste des oeuvre maîtresses au cours des années 90 comme "La Cérémonie", force est de constater que son dernier bon film date de 2000 avec le gentiment pervers "Merci pour le chocolat".
"La Fille coupée en deux", malgré son casting trois étoiles et le retour du cinéaste à son thème de prédiléction, c'est-à-dire le drame bourgeois, ne nous réconciliera pas pour autant avec Chabrol.
Les défauts qui plombent le film rendent toute adhésion impossible de la part d'un spectateur médusé: la plupart des situations souffre d'un manque criant de crédibilté, la psychologie des personnages est taillée à la serpe (la psychose dont semble souffrir le personnage incarné par Magimel est si peu crédible -et l'acteur se trouvant tant dans le surjeu- que l'on préfère en rire) et on assiste, sidéré au ballet des sentiments de ses pantins, tous plus détestables les uns que les autres... Même la description du milieu bourgeois, pourtant la spécialité de Chabrol, sombre ici dans le ridicule le plus total, le réalisateur ne pouvant s'empêcher de tomber sans cesse dans la caricature...
Dans la forme également, le cinéaste est au fond du gouffre. Malgré des références multiples à Woody Allen et plus précisément à l'oeuvre maîtresse "Match point", "La Fille coupée en deux" souffre d'un manque manifeste de direction d'acteurs, d'une mise en scéne fainéante et est plombée par un symbolisme lourdingue, à l'image d'une scéne finale poussive et ridicule.
"La Fille coupée en deux", sorte de sous-"Match point" grotesque et pitoyable, est un naufrage de A à Z et semble confirmer, aprés le déjà nullissime "L'Ivresse du pouvoir", que la carrière de Claude Chabrol est bien derrière lui. Car il ne semble plus y avoir grand chose à attendre de ce pervers pépère qui a oublié toutes ses vieilles recettes pour mettre en scéne des drames bourgeois savoureux...
"La Fille coupée en deux", malgré son casting trois étoiles et le retour du cinéaste à son thème de prédiléction, c'est-à-dire le drame bourgeois, ne nous réconciliera pas pour autant avec Chabrol.
Les défauts qui plombent le film rendent toute adhésion impossible de la part d'un spectateur médusé: la plupart des situations souffre d'un manque criant de crédibilté, la psychologie des personnages est taillée à la serpe (la psychose dont semble souffrir le personnage incarné par Magimel est si peu crédible -et l'acteur se trouvant tant dans le surjeu- que l'on préfère en rire) et on assiste, sidéré au ballet des sentiments de ses pantins, tous plus détestables les uns que les autres... Même la description du milieu bourgeois, pourtant la spécialité de Chabrol, sombre ici dans le ridicule le plus total, le réalisateur ne pouvant s'empêcher de tomber sans cesse dans la caricature...
Dans la forme également, le cinéaste est au fond du gouffre. Malgré des références multiples à Woody Allen et plus précisément à l'oeuvre maîtresse "Match point", "La Fille coupée en deux" souffre d'un manque manifeste de direction d'acteurs, d'une mise en scéne fainéante et est plombée par un symbolisme lourdingue, à l'image d'une scéne finale poussive et ridicule.
"La Fille coupée en deux", sorte de sous-"Match point" grotesque et pitoyable, est un naufrage de A à Z et semble confirmer, aprés le déjà nullissime "L'Ivresse du pouvoir", que la carrière de Claude Chabrol est bien derrière lui. Car il ne semble plus y avoir grand chose à attendre de ce pervers pépère qui a oublié toutes ses vieilles recettes pour mettre en scéne des drames bourgeois savoureux...


