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Critique
Chabrol épingle une nouvelle fois les dessous de la haute bourgeoisie en s’intéressant à la confrontation entre une jeune ingénue et un homme blasé, pervers, vivant constamment dans le mensonge des apparences et la volonté de séduire. Réflexion sur l’âge, peinture amère d’un certain mode de vie, critique sous jacente du milieu littéraire et médiatique, étude de mœurs et lutte des classes : Chabrol explore des thèmes qui lui sont chers. Hélas, son récit souffre de longueurs et d’une succession de symbolismes trop poussés qui rendent le film quelque peu factice et improbable.
Ainsi, Ludivine Sagnier s’appelle Gabrielle De Neige, blanche, pure et innocente comme un ange. Amoureuse éperdue d’un écrivain sans morale qui s’est rajouté lui-même pour particule « Saint », elle acceptera toutes les pratiques, toutes les déviances, tous les jeux sexuels; d’abord dans son petit appartement miteux, forcément appelé « Paradis » puis ensuite, dans des soirées mondaines avec les amis de l’homme aimé. Descente aux enfers pour cette même jeune femme crédule, personnage irritant de surréalisme mais extrêmement bien interprété par Ludivine Sagnier qui pousse l’exploration de son personnage femme/enfant au maximum et qui joue, une nouvelle fois, comme elle le fait depuis quelques temps sur les écrans, l’objet de tous les regards, voir l’objet sexuel masculin par essence.
Dans un triangle amoureux malsain et violent arrive le protagoniste interprété par Magimel, toujours excellent, en gosse de riche déséquilibré et obsédé par la jeune femme. Tout ceci se finira en drame, rapidement expédié d’ailleurs, Chabrol se concentrant principalement sur les conséquences des amours vénéneuses et la peur viscérale des scandales. Fric, sexe et décadence : la peinture de Chabrol est parfois efficace mais rapidement ennuyeuse tant il traite les scènes clés avec trop de symbolismes, d’ellipses et de froideur.
Ainsi, Ludivine Sagnier s’appelle Gabrielle De Neige, blanche, pure et innocente comme un ange. Amoureuse éperdue d’un écrivain sans morale qui s’est rajouté lui-même pour particule « Saint », elle acceptera toutes les pratiques, toutes les déviances, tous les jeux sexuels; d’abord dans son petit appartement miteux, forcément appelé « Paradis » puis ensuite, dans des soirées mondaines avec les amis de l’homme aimé. Descente aux enfers pour cette même jeune femme crédule, personnage irritant de surréalisme mais extrêmement bien interprété par Ludivine Sagnier qui pousse l’exploration de son personnage femme/enfant au maximum et qui joue, une nouvelle fois, comme elle le fait depuis quelques temps sur les écrans, l’objet de tous les regards, voir l’objet sexuel masculin par essence.
Dans un triangle amoureux malsain et violent arrive le protagoniste interprété par Magimel, toujours excellent, en gosse de riche déséquilibré et obsédé par la jeune femme. Tout ceci se finira en drame, rapidement expédié d’ailleurs, Chabrol se concentrant principalement sur les conséquences des amours vénéneuses et la peur viscérale des scandales. Fric, sexe et décadence : la peinture de Chabrol est parfois efficace mais rapidement ennuyeuse tant il traite les scènes clés avec trop de symbolismes, d’ellipses et de froideur.


