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Critique
« Une Nouvelle Jeunesse » peut on lire un peu partout à propos du nouveau Claude Chabrol, « La Fille Coupée en Deux », l’expression est aussi fausse que véridique car si dès les premières images nous sommes bien face à un film de Chabrol, un vrai, un bon, le tout ne ressemble qu’à du Chabrol et en ce sens est peu novateur.
Exit donc « L’Ivresse du Pouvoir » ses personnages ridicules, ses acteurs médiocres et place à la jeunesse, Ludivine Sagnier en tête, c’est elle qui est coupée en deux, elle est présentatrice météo et son nom, Deneige, correspond bien à sa personnalité, elle est belle mais reste discrète et assez pure, la preuve en est qu’elle vit toujours chez sa mère avec qui elle partage beaucoup. Rentre alors dans sa vie deux hommes, l’écrivain charmeur Charles Saint-Denis qui pourrait être son père mais dont la jeune femme va tomber follement amoureuse, il représente à la fois le désir, l’inconnu et une forme de stabilité de réconfort. Face à lui entre en scène le personnage Chabrolien type interprété non pas par Jean-Claude Brialy comme c’était le cas il y a quelques années mais par Benoît Magimel. Il est Paul Gaudens, bourge aussi méprisant que fragile, il a la mèche, se ronge les ongles, et est avouons le une petite performance de la part de Magimel tant son rôle aurait pu tomber facilement dans le ridicule.
A partir de ce trio va naître chez la « fille » une incapacité de travailler, un profond trouble et Chabrol va alors jouer d’une façon malsaine avec ces personnages, les menant tous à la destruction. Tout à fait regardable, limite agréable, le spectateur aimant Chabrol ne peut qu’être sous le charme de ce film dont la force vient en grande partie des acteurs qui excellent. « La Fille Coupée en Deux » est donc une réussite, un rattrapage et sans aucun doute un bon film, sorti d’une façon malheureusement un peu anodine en plein mois d’Août.
Exit donc « L’Ivresse du Pouvoir » ses personnages ridicules, ses acteurs médiocres et place à la jeunesse, Ludivine Sagnier en tête, c’est elle qui est coupée en deux, elle est présentatrice météo et son nom, Deneige, correspond bien à sa personnalité, elle est belle mais reste discrète et assez pure, la preuve en est qu’elle vit toujours chez sa mère avec qui elle partage beaucoup. Rentre alors dans sa vie deux hommes, l’écrivain charmeur Charles Saint-Denis qui pourrait être son père mais dont la jeune femme va tomber follement amoureuse, il représente à la fois le désir, l’inconnu et une forme de stabilité de réconfort. Face à lui entre en scène le personnage Chabrolien type interprété non pas par Jean-Claude Brialy comme c’était le cas il y a quelques années mais par Benoît Magimel. Il est Paul Gaudens, bourge aussi méprisant que fragile, il a la mèche, se ronge les ongles, et est avouons le une petite performance de la part de Magimel tant son rôle aurait pu tomber facilement dans le ridicule.
A partir de ce trio va naître chez la « fille » une incapacité de travailler, un profond trouble et Chabrol va alors jouer d’une façon malsaine avec ces personnages, les menant tous à la destruction. Tout à fait regardable, limite agréable, le spectateur aimant Chabrol ne peut qu’être sous le charme de ce film dont la force vient en grande partie des acteurs qui excellent. « La Fille Coupée en Deux » est donc une réussite, un rattrapage et sans aucun doute un bon film, sorti d’une façon malheureusement un peu anodine en plein mois d’Août.


