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Critique
La bonne réputation de "Merci pour le chocolat" (prix Louis-Delluc) étonne : ce petit film bien ficelé, mais aussi terriblement lisse, rivalise mal avec une bombe aussi corrosive que "La Cérémonie" (1995), film aux effets dévastateurs durables et sommet de la collaboration entre Claude Chabrol et Isabelle Huppert.
"Merci pour le chocolat" exhale une sorte d'ennui tranquille, pas si désagréable... à se demander si cet ennui n'est pas le vrai sujet du film, ce qui lui confèrerait un intérêt nouveau (bien que relatif).
L'interprétation est à l'avenant. Dutronc joue Dutronc, comme toujours : bloc monolithique qui traverse le film, l'attire à lui, lui fait prendre la forme qu'il veut, cet acteur passionnant à observer, est dans son film à lui, pas dans "Merci pour le chocolat".
En épouse vénéneuse et intrigante, Huppert ne va jamais au-delà d'une justesse naturelle (soit, chez une actrice de cette trempe, le minimum syndical). C'est d'autant plus frustrant que, sur le papier, le couple Huppert/Dutonc avait de quoi exciter le cinéphile le plus exigeant.
Passons pudiquement sur le très horripilant fiston (Adrien Pauly) pour en arriver à "la" révélation du film : Anna Mouglalis. Là encore, on est perplexe face à l'engouement de la critique pour cette beauté glacée à la voix si "originale" (ce qui peut se traduire par "insupportable"...). Froideur étudiée, mystère calculé... Elle donne la désagréable impression (confirmée d'ailleurs par la suite) de se regarder jouer, ce qui l'empêche bien sûr d'entrer dans le film. Elle suscite finalement une grande antipathie. Résultat : on se fiche bien de savoir si Dutronc est son père ou pas.
Scénario fondamentalement inintéressant, personnages sans relief, acteurs démotivés et (circonstance aggravante pour un Chabrol) absence totale d'humour... autant d'éléments qui font qu'au final, "Merci pour le chocolat" déçoit pas mal, malgré un potentiel prometteur. Alors "Merci pour le chocolat", peut-être. Mais pas pour le cinéma.
"Merci pour le chocolat" exhale une sorte d'ennui tranquille, pas si désagréable... à se demander si cet ennui n'est pas le vrai sujet du film, ce qui lui confèrerait un intérêt nouveau (bien que relatif).
L'interprétation est à l'avenant. Dutronc joue Dutronc, comme toujours : bloc monolithique qui traverse le film, l'attire à lui, lui fait prendre la forme qu'il veut, cet acteur passionnant à observer, est dans son film à lui, pas dans "Merci pour le chocolat".
En épouse vénéneuse et intrigante, Huppert ne va jamais au-delà d'une justesse naturelle (soit, chez une actrice de cette trempe, le minimum syndical). C'est d'autant plus frustrant que, sur le papier, le couple Huppert/Dutonc avait de quoi exciter le cinéphile le plus exigeant.
Passons pudiquement sur le très horripilant fiston (Adrien Pauly) pour en arriver à "la" révélation du film : Anna Mouglalis. Là encore, on est perplexe face à l'engouement de la critique pour cette beauté glacée à la voix si "originale" (ce qui peut se traduire par "insupportable"...). Froideur étudiée, mystère calculé... Elle donne la désagréable impression (confirmée d'ailleurs par la suite) de se regarder jouer, ce qui l'empêche bien sûr d'entrer dans le film. Elle suscite finalement une grande antipathie. Résultat : on se fiche bien de savoir si Dutronc est son père ou pas.
Scénario fondamentalement inintéressant, personnages sans relief, acteurs démotivés et (circonstance aggravante pour un Chabrol) absence totale d'humour... autant d'éléments qui font qu'au final, "Merci pour le chocolat" déçoit pas mal, malgré un potentiel prometteur. Alors "Merci pour le chocolat", peut-être. Mais pas pour le cinéma.


