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Critique
Sixième film de Bernardo Bertollucci, « Le Conformiste » est comme il l’affirme lui-même son premier film mature, parfaitement dirigé et où l’on peut déjà y trouvé les prémisses de ses obsessions.
Marcello Clerici est un jeune fasciste, assez pervers avec sa femme Giulia, naïve et inconsciente des actes, des missions de son mari. Envoyé en France, il doit tuer un professeur de philosophie aux idéaux antifasciste. « Le Conformiste » est plus qu’une histoire d’espionnage, c’est l’étude d’un caractère, d’un homme traumatisé par le fait qu’il est tué alors qu’il était enfant.
Depuis ce jour Marcello se croit hors norme, différent et veut absolument devenir conformiste. Avec sa famille comme dans son travail. Il est fou et interprété génialement par Jean-Louis Trintignant. Proche du « Samouraï » de Melville, il est stoïque, calme et dangereux.
L’histoire s’enchaîne lorsque Marcello va être troublé par la femme du professeur, joué par Dominique Sanda. Elle fait partit de ses troubles, il l’a croisé à plusieurs reprises et est devenue une obsession pour lui.
Dans cette adaptation d’Alberto Moravia tout est fait pour que le spectateur soit installé dans un malaise parfait, à la limite du voyeurisme par moment. La mise en scène de Bertollucci est un sommet, il filmait comme il le sentait et cela se voit tant les plans originaux abondent. Grâce au jeu de lumière étonnant orchestré par le chef opérateur Franco Arcalli « Le Conformiste » est d’une beauté éblouissante, aidé par la musique de Georges Delerue qui permet à ce film inclassable d’entrer dans un panthéon de petit chef d’œuvre.
Marcello Clerici est un jeune fasciste, assez pervers avec sa femme Giulia, naïve et inconsciente des actes, des missions de son mari. Envoyé en France, il doit tuer un professeur de philosophie aux idéaux antifasciste. « Le Conformiste » est plus qu’une histoire d’espionnage, c’est l’étude d’un caractère, d’un homme traumatisé par le fait qu’il est tué alors qu’il était enfant.
Depuis ce jour Marcello se croit hors norme, différent et veut absolument devenir conformiste. Avec sa famille comme dans son travail. Il est fou et interprété génialement par Jean-Louis Trintignant. Proche du « Samouraï » de Melville, il est stoïque, calme et dangereux.
L’histoire s’enchaîne lorsque Marcello va être troublé par la femme du professeur, joué par Dominique Sanda. Elle fait partit de ses troubles, il l’a croisé à plusieurs reprises et est devenue une obsession pour lui.
Dans cette adaptation d’Alberto Moravia tout est fait pour que le spectateur soit installé dans un malaise parfait, à la limite du voyeurisme par moment. La mise en scène de Bertollucci est un sommet, il filmait comme il le sentait et cela se voit tant les plans originaux abondent. Grâce au jeu de lumière étonnant orchestré par le chef opérateur Franco Arcalli « Le Conformiste » est d’une beauté éblouissante, aidé par la musique de Georges Delerue qui permet à ce film inclassable d’entrer dans un panthéon de petit chef d’œuvre.


