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Critique
Steven Spielbreg surprend à nouveau et démontre qu'il est encore possible de réaliser des films aux effets spéciaux proéminents sans qu'ils phagocytent le métrage lui-même. Mais pour comprendre le tour de force opéré par le réalisateur d'E.T., qui constitue le coeur de la Guerre des Mondes. Il y a des milliers de façons de filmer l'invasion de la terre par des êtres extra-terrestres venus du cosmos ayant un fort penchant pour le génocide à grande échelle.
Toute la force du film réside dans la représentation de ce drame absolu à l'échelle humaine, à savoir celle d'un père divorcé qui essaie de sauver ses propres enfants. Le sentiment d'horreur qui s'empare progressivement du spectateur est véhiculé notamment par la petite Dakota Fanning, totalement désemparée face aux évennements. Toutes les situations stressantes deviennent alors très perceptibles par le spectateur, qui se voit projeté dans un univers familier à sa dimension. On se sent parfois éprouvé, devant des scènes bouleversantes de cruauté comme celle du braquage de la voiture par une foule manifestement animée uniquement par son instinct de survie.
Le film est souvent ponctué de scènes qui impriment longuement la rétine, comme celle des corps chariés par le courant d'une rivière. L'aspect technique du film n'est aucunement en reste, avec un Steven Spielberg au sommet de son art, qui utilise les artifices numériques afin de servir avec justesse sa réalisation. Même constat pour l'aspect sonore, très percutant pour souligner la barbarie de l'action.


