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Critique
A travers le prisme de l’enfance et de l’innocence, Medhi Charef replonge dans le début des années 60, au moment où les gamins (dont lui-même, enfant) assistent aux départs successifs des copains français, aux multiples violences et atrocités commises en Algérie et à l’indépendance du pays, proclamée en 62. Le regard d’Ali sert de fil conducteur à un récit empreint de beaucoup de tendresse et de pudeur, un regard innocent et pur qui voit se dérouler devant lui une terrible guerre. Au-delà de la constante et inépuisable nécessité de témoigner et de ne pas oublier l’Histoire, il y a également dans le film de Medhi Charef, un vrai regard de cinéaste.
Du magnifique plan d’ouverture jusqu’aux toutes dernières scènes (quelle puissance émotionnelle lors de la séquence du départ du conducteur de train !), l’émotion ne quitte pas l’écran et le réalisateur éblouit par la personnalité de certains plans. On y sent le désir de ne pas oublier une enfance désormais perdue, de ne pas cesser d’honorer les victimes de la guerre et l’on peut apercevoir derrière chaque image et chaque situation, à la fois l’immense volonté de cinéma de l’auteur (Ali, admirateur de Los Olvidados) et par-dessus tout, l'étendue de son respect et de son amour envers sa terre d’origine : l’Algérie.
Du magnifique plan d’ouverture jusqu’aux toutes dernières scènes (quelle puissance émotionnelle lors de la séquence du départ du conducteur de train !), l’émotion ne quitte pas l’écran et le réalisateur éblouit par la personnalité de certains plans. On y sent le désir de ne pas oublier une enfance désormais perdue, de ne pas cesser d’honorer les victimes de la guerre et l’on peut apercevoir derrière chaque image et chaque situation, à la fois l’immense volonté de cinéma de l’auteur (Ali, admirateur de Los Olvidados) et par-dessus tout, l'étendue de son respect et de son amour envers sa terre d’origine : l’Algérie.


