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À l'intérieur
Critique
Dernier bébé de la nouvelle génération de réalisateurs français qui s’aventurent dans le gore, A l’intérieur est un film dérangeant, bourré d’hémoglobine et de symbolismes intelligents. Même s’il ne révolutionne en rien le genre en utilisant à merveille l’espace clos de la maison (déjà vu dans Ils de Xavier Palud et David Moreau) et en ne censurant aucun de ses plans sanglants (déjà vu dans Haute tension d’Aja), le film a le grand mérite de donner un grand coup de pied dans le politiquement correct. S’attaquant à la femme enceinte, il désacralise la pureté associée à l’idée de la maternité et oppose ainsi dans un duel bestial et quasi sexuel, la mère vêtue de blanc (symbole de la vie qu’elle s’apprête à donner) et celle vêtue de noir (symbole de la mort).
Telle la Faucheuse, Béatrice Dalle charisme terrifiant et voix suave est carrément effrayante et glace le sang d’un seul regard. Alysson Paradis (véritable révélation), dans le rôle de la mère meurtrie par le deuil et par le chagrin, subit les assauts de cette psychopathe qui n’a qu’une seule idée en tête : extraire le bébé du ventre de la jeune fille. S’en suit un carnage sans égal et plutôt inventif où les deux femmes vont s’affronter jusqu’au final hystérique, sans concession, jouissif de provocation assumée et de maîtrise visuelle. Le travail sur la lumière, le son et la mise en scène est réussi et les réalisateurs accouchent d’un film osé à l’atmosphère singulière.
Hormis l’incompréhensible touche de fantastique avec l’apparition soudaine d’un zombie alors que le film avait justement réussi depuis le départ à bien s’ancrer dans la réalité et une révélation finale attendue, A l’intérieur ne faiblit jamais et multiplie les audaces d’un bout à l’autre. Allant jusqu’au bout de son concept sans se dégonfler en opposant dans un habile effet miroir ces deux femmes si semblables dans leur chagrin, A l’intérieur (du ventre, de la maison, de la douleur…) est une œuvre choc, ultra violente et honnête.
Telle la Faucheuse, Béatrice Dalle charisme terrifiant et voix suave est carrément effrayante et glace le sang d’un seul regard. Alysson Paradis (véritable révélation), dans le rôle de la mère meurtrie par le deuil et par le chagrin, subit les assauts de cette psychopathe qui n’a qu’une seule idée en tête : extraire le bébé du ventre de la jeune fille. S’en suit un carnage sans égal et plutôt inventif où les deux femmes vont s’affronter jusqu’au final hystérique, sans concession, jouissif de provocation assumée et de maîtrise visuelle. Le travail sur la lumière, le son et la mise en scène est réussi et les réalisateurs accouchent d’un film osé à l’atmosphère singulière.
Hormis l’incompréhensible touche de fantastique avec l’apparition soudaine d’un zombie alors que le film avait justement réussi depuis le départ à bien s’ancrer dans la réalité et une révélation finale attendue, A l’intérieur ne faiblit jamais et multiplie les audaces d’un bout à l’autre. Allant jusqu’au bout de son concept sans se dégonfler en opposant dans un habile effet miroir ces deux femmes si semblables dans leur chagrin, A l’intérieur (du ventre, de la maison, de la douleur…) est une œuvre choc, ultra violente et honnête.


