À l'intérieur
À l'intérieur- PAYS :France
- ANNÉE DE PRODUCTION :2007
- DATE DE SORTIE :13 juin 2007
- GENRE :Horreur, Épouvante, Thriller
- REALISATEUR : Julien Maury, Alexandre Bustillo
- ACTEURS :Béatrice Dalle, Alysson Paradis, Nathalie Roussel, Nicolas Duvauchelle, Emmanuel Lanzi
- BUDGET : 3 millions d'euros
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 1.85
- Couleur
Mesdames, messieurs, accueillez comme il se doit le sempiternel renouveau du cinéma de genre français.
Ah non. Ce sera pas encore pour aujourd’hui…
Nouveau rejeton de la vague - devenu vaguelette - amorcée il y a maintenant quelques temps par Besson-Kounen-Kassovitz, depuis surfée bien rapidement par des Siri, Gans ou Aja qui vont vite fui vers d’autres horizons plus propices, "A l’intérieur" est un témoignage de plus de la difficulté de faire du cinéma de genre dans notre hexagone. Les films qui se lancent dans cette aventure sont souvent fait avec des petits moyens, contre le mouvement de masse nombrilo-psychologico-comico-populaire de la production nationale. Et malgré une sincérité évidente (ici des fanboys spécialistes puisque de la famille de la critique section films-qui-pissent-le-sang-et-t’arrachent-le-slip), on se retrouve toujours avec des produits soit fades (l’insipide "Ils"), soit radicaux mais perclus de défauts, d’écriture, d’interprétation, de mise en scène…
C’est à cette dernière catégorie qu’appartient cette œuvre sanguinolente, qui tient sur un pitch étrange et il faut le dire peu prenant, puisque étant tout entier enfermé dans son radicalisme (ça va gicler, ça va choquer ou/et faire plaisir). De ce côté-là , le film porte bien son titre. On est dans le délire des réals, privilégiant longtemps l’ambiance aux rebondissements. Et quand ces derniers pointent timidement leurs nez, c’est rarement pour le meilleur. Le film ne démérite pas niveau mise en scène, surtout grâce à sa photo noire et brumeuse. Effets spéciaux réussis, nos techniciens n’ont rien à envier à l’horreur yankee de ce côté-là . Mais on perçoit toujours ce côté laborieux dans la concrétisation, que ce soit dans le copié-collé des figures imposées (on retapisse les couloirs à coup de dripping) ou simplement dans l’écriture (minimaliste donc, et dont l’équilibre ténu est régulièrement rompu par des dialogues ridicules).
Bref, le vraisemblable peine à s’installer, malgré le rappel constant des émeutes en toile de fond. Les dialogues sonnent faux, les actrices semblent jouer dans le vide, Paradis dans la souffrance constante, Dalle dans son hystérie trop attendue. Et quand les audaces frontales se pointent, elles entraînent le rire ou paraissent gratuites.
Face à cette histoire un peu absurde (et stupide, il faut le dire, parce que le 2ème niveau de lecture, on le cherche encore…) et ces personnages peu attachants, on se retourne vers l’aspect esthétique qui ne suffit pas à faire de "A l’intérieur" ne serait-ce qu’une réussite mineure.
L’œuvre demeure franchement anecdotique, même si bien plus respectable que les récentes et affligeantes tentatives franchouillardes dans le polar.
Ah non. Ce sera pas encore pour aujourd’hui…
Nouveau rejeton de la vague - devenu vaguelette - amorcée il y a maintenant quelques temps par Besson-Kounen-Kassovitz, depuis surfée bien rapidement par des Siri, Gans ou Aja qui vont vite fui vers d’autres horizons plus propices, "A l’intérieur" est un témoignage de plus de la difficulté de faire du cinéma de genre dans notre hexagone. Les films qui se lancent dans cette aventure sont souvent fait avec des petits moyens, contre le mouvement de masse nombrilo-psychologico-comico-populaire de la production nationale. Et malgré une sincérité évidente (ici des fanboys spécialistes puisque de la famille de la critique section films-qui-pissent-le-sang-et-t’arrachent-le-slip), on se retrouve toujours avec des produits soit fades (l’insipide "Ils"), soit radicaux mais perclus de défauts, d’écriture, d’interprétation, de mise en scène…
C’est à cette dernière catégorie qu’appartient cette œuvre sanguinolente, qui tient sur un pitch étrange et il faut le dire peu prenant, puisque étant tout entier enfermé dans son radicalisme (ça va gicler, ça va choquer ou/et faire plaisir). De ce côté-là , le film porte bien son titre. On est dans le délire des réals, privilégiant longtemps l’ambiance aux rebondissements. Et quand ces derniers pointent timidement leurs nez, c’est rarement pour le meilleur. Le film ne démérite pas niveau mise en scène, surtout grâce à sa photo noire et brumeuse. Effets spéciaux réussis, nos techniciens n’ont rien à envier à l’horreur yankee de ce côté-là . Mais on perçoit toujours ce côté laborieux dans la concrétisation, que ce soit dans le copié-collé des figures imposées (on retapisse les couloirs à coup de dripping) ou simplement dans l’écriture (minimaliste donc, et dont l’équilibre ténu est régulièrement rompu par des dialogues ridicules).
Bref, le vraisemblable peine à s’installer, malgré le rappel constant des émeutes en toile de fond. Les dialogues sonnent faux, les actrices semblent jouer dans le vide, Paradis dans la souffrance constante, Dalle dans son hystérie trop attendue. Et quand les audaces frontales se pointent, elles entraînent le rire ou paraissent gratuites.
Face à cette histoire un peu absurde (et stupide, il faut le dire, parce que le 2ème niveau de lecture, on le cherche encore…) et ces personnages peu attachants, on se retourne vers l’aspect esthétique qui ne suffit pas à faire de "A l’intérieur" ne serait-ce qu’une réussite mineure.
L’œuvre demeure franchement anecdotique, même si bien plus respectable que les récentes et affligeantes tentatives franchouillardes dans le polar.
LIENS SPONSORISES
Tonton BDM :
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Vincent Julé :
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Laurent Pécha :
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Didier Verdurand :
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 04/08/2011 15:02 par Julio Lopez Il a des fans et ça m’a toujours dépassé. Je me demande comment j’aurais apprécié si je n’avais pas lu et adoré le livre avant.
LIRE LA SUITE | |
| 04/08/2011 15:00 par Julien Foussereau Classé 10è.
C’est cela, oui…
Je suis ok avec le premier, mais un classement sans The Devil’s reject, je ne peux trouver ça que bidon.
American Psycho en 4eme position ? :o
La bonne blague ! :hinhin:
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| 04/08/2011 14:07 par Julio Lopez Classé 10è.
C’est cela, oui…
Je suis ok avec le premier, mais un classement sans The Devil’s reject, je ne peux trouver ça que bidon.
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