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Critique
Prototype du gros film commercial de genre, donc bourré d'effets spéciaux et de personnages extraordinaires, bien souvent très mal considéré et peu apprécié par la critique, "Constantine" est pourtant une très intéressante et réussie exploration du fantastique métaphysique prometteur de déchaînements démoniaques voire d'Apocalypse imminente annonçant le pire ou... le meilleur pour l'Humanité.
Et du spectacle, il y en a à revendre dans ce premier film de Francis Lawrence : dès l'ouverture, rapide exposition d'une situation où le monde des humains est envahi par les forces des ténèbres, on est plongé dans le combat quotidien que mène le chasseur de démons, John Constantine, dont les méthodes d'exorciste font passer le film de William Friedkin pour une gentille comédie.
Il affronte le Mal avec une étrange décontraction, qui cache en fait une intense mélancolie due à un secret qui explique sa capacité à lutter contre le Diable lui-même, et une panoplie d'armes radicales (dont un cracheur d'haleine de dragon !) qui le placent apparemment dans la lignée des super-héros habituels du cinéma américain. Jusqu'à la fin du film, le rythme ne faiblit que rarement et les occasions de s'extasier devant le soin pyrotechnique des effets spéciaux sont nombreux.
Pourtant, le film de Lawrence est bien loin de n'être qu'une succession décérébrée de séquences épileptiques, noyées sous la technique pour faire oublier une quelconque faiblesse d'écriture scénaristique. L'intrigue est bien construite, alternant scènes d'action et dialogues instructifs, et nous donne notamment l'occasion de découvrir que les Anges, êtres mi-hommes mi-dieux, ne sont pas aussi bénéfiques que l'on pouvait le penser.
L'artiste Alan Moore s'est désolidarisé de ce projet d'adaptation (trahison ?) d'une de ses oeuvres, pourtant contrairement au décevant "La ligue des Gentlemen extraordinaires" nous avons affaire à un très honorable divertissement.
Et du spectacle, il y en a à revendre dans ce premier film de Francis Lawrence : dès l'ouverture, rapide exposition d'une situation où le monde des humains est envahi par les forces des ténèbres, on est plongé dans le combat quotidien que mène le chasseur de démons, John Constantine, dont les méthodes d'exorciste font passer le film de William Friedkin pour une gentille comédie.
Il affronte le Mal avec une étrange décontraction, qui cache en fait une intense mélancolie due à un secret qui explique sa capacité à lutter contre le Diable lui-même, et une panoplie d'armes radicales (dont un cracheur d'haleine de dragon !) qui le placent apparemment dans la lignée des super-héros habituels du cinéma américain. Jusqu'à la fin du film, le rythme ne faiblit que rarement et les occasions de s'extasier devant le soin pyrotechnique des effets spéciaux sont nombreux.
Pourtant, le film de Lawrence est bien loin de n'être qu'une succession décérébrée de séquences épileptiques, noyées sous la technique pour faire oublier une quelconque faiblesse d'écriture scénaristique. L'intrigue est bien construite, alternant scènes d'action et dialogues instructifs, et nous donne notamment l'occasion de découvrir que les Anges, êtres mi-hommes mi-dieux, ne sont pas aussi bénéfiques que l'on pouvait le penser.
L'artiste Alan Moore s'est désolidarisé de ce projet d'adaptation (trahison ?) d'une de ses oeuvres, pourtant contrairement au décevant "La ligue des Gentlemen extraordinaires" nous avons affaire à un très honorable divertissement.


