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Critique
La série Z qui tâche, c’est comme les meilleurs vins : c’est difficile à trouver mais dès qu’on en a un… c’est sacrément bon ! Sans aucun doute inspiré des premières farces cultes de Peter Jackson et d’un certain Evil Dead, Jonathan King réalise avec Black Sheep un film barré et ultra-gore aux idées réjouissantes. Partant d’un postulat de départ unique (des moutons génétiquement modifiés attaquent la ville qui les héberge), King s’installe dans sa terre natale la Nouvelle-Zélande et faire appel à un connaisseur de la région (Jackson himself) via sa société Weta. En ressort alors un métrage oscillant entre des scènes barjos et méchamment violentes qu’on croirait tout droit sorti de la Trauma et entre une toile de fond plus politique et sociétale. En effet, le réal’ pose les questions de la génétique déviante, tape sur les écolos, et nous interroge sur notre condition de carnivore qui aimons déguster du mouton bien frais. Tout ça orchestré dans un joyeux bordel dans lequel le rouge est clairement la couleur dominante.
Epaulé par des effets spéciaux sublimes qui décrédibilisent l’aspect fauché de métrage, Black Sheep est avant tout le lieu d’éviscérations en tout genre et de zoophilie suggéré. Attention, il faut être un adepte du genre mais le film compile tout ce qui se fait en matière de barbaque rigolote : oreilles qui pendent, gorges qui partent, boyaux mangés à vifs, sexe littéralement dévoré… Heureusement, le cocktail est teinté d’un millième degré relayé par des acteurs en roue libre, des vannes bien foireuses, des situations tirées par les cheveux (mention au mouton qui conduit) et par des réactions abracadabrantesques. Rajoutez-y une réal’ souvent sublime et une forte connotation scatologique et vous obtenez un plat comparable aux facéties du père Jackson, le côté fauché attachant et le rythme trépidant en moins. Une surprise pas parfaite mais terriblement détonante et unique dans un paysage d’horreur cinématographique souvent aseptisé. Le prix du jury et du public au Festival de Gérardmer ne s’y est donc pas trompé.
Epaulé par des effets spéciaux sublimes qui décrédibilisent l’aspect fauché de métrage, Black Sheep est avant tout le lieu d’éviscérations en tout genre et de zoophilie suggéré. Attention, il faut être un adepte du genre mais le film compile tout ce qui se fait en matière de barbaque rigolote : oreilles qui pendent, gorges qui partent, boyaux mangés à vifs, sexe littéralement dévoré… Heureusement, le cocktail est teinté d’un millième degré relayé par des acteurs en roue libre, des vannes bien foireuses, des situations tirées par les cheveux (mention au mouton qui conduit) et par des réactions abracadabrantesques. Rajoutez-y une réal’ souvent sublime et une forte connotation scatologique et vous obtenez un plat comparable aux facéties du père Jackson, le côté fauché attachant et le rythme trépidant en moins. Une surprise pas parfaite mais terriblement détonante et unique dans un paysage d’horreur cinématographique souvent aseptisé. Le prix du jury et du public au Festival de Gérardmer ne s’y est donc pas trompé.
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