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Critique
Vainqueur au dernier festival de Venise, Lust, caution s'annonçait comme une nouvelle réussite dans la carrière d'Ang Lee. D'où une vraie déception devant un film académique au possible, beau travail artistique et technique mais au scénario trop évident.
Le premier souci pour Lust, caution c'est qu'il arrive un an après la fresque de Verhoeven qui racontait une histoire similaire dans sa Hollande natale. Et tout ce qui faisait la force de ce film fait défaut au film de Lee: Lust, caution manque de souffle, de rythme, d'esprit romanesque. Jamais on ne sent l'Histoire s'écrire au dessus de cette relation ambigüe entre un responsable de la collaboration chinoise et une jeune résistante chargée de le charmer pour mieux l'éliminer.
Dès que l'on est au cœur de cette relation tumultueuse et sulfureuse, le film fonctionne grâce à l'interprétation impliquée de Wei Tang et au magnétisme mystérieux de Tony Leung dont le personnage restera toujours dans le flou. En dehors on a bien du mal à se passionner pour une trame archi classique au rythme en dents de scie, et qui ne nécessitait pas une telle durée. La reconstitution réussie, quoique discrète, et la maîtrise technique d'Ang Lee, toujours capable de plans élégants et travaillés, donnent au film un cachet visuel de qualité, mais illustrent un ensemble malheureusement assez froid et jamais prenant.
Ang Lee poursuit donc sa carrière éclectique mais semble être happé petit à petit par un certain conformisme hollywoodien que quelques scènes de sexe crues ne font pas oublier.
Le premier souci pour Lust, caution c'est qu'il arrive un an après la fresque de Verhoeven qui racontait une histoire similaire dans sa Hollande natale. Et tout ce qui faisait la force de ce film fait défaut au film de Lee: Lust, caution manque de souffle, de rythme, d'esprit romanesque. Jamais on ne sent l'Histoire s'écrire au dessus de cette relation ambigüe entre un responsable de la collaboration chinoise et une jeune résistante chargée de le charmer pour mieux l'éliminer.
Dès que l'on est au cœur de cette relation tumultueuse et sulfureuse, le film fonctionne grâce à l'interprétation impliquée de Wei Tang et au magnétisme mystérieux de Tony Leung dont le personnage restera toujours dans le flou. En dehors on a bien du mal à se passionner pour une trame archi classique au rythme en dents de scie, et qui ne nécessitait pas une telle durée. La reconstitution réussie, quoique discrète, et la maîtrise technique d'Ang Lee, toujours capable de plans élégants et travaillés, donnent au film un cachet visuel de qualité, mais illustrent un ensemble malheureusement assez froid et jamais prenant.
Ang Lee poursuit donc sa carrière éclectique mais semble être happé petit à petit par un certain conformisme hollywoodien que quelques scènes de sexe crues ne font pas oublier.


