Le Scaphandre et le papillon
Scaphandre et le papillon (Le)- PAYS :États-Unis, France
- ANNÉE DE PRODUCTION :2007
- DATE DE SORTIE :23 mai 2007
- GENRE :Drame
- DURÉE :112 MIN
- REALISATEUR : Julian Schnabel
- ACTEURS :Mathieu Amalric, Emmanuelle Seigner, Marie-Josée Croze, Max von Sydow, Isaach de Bankolé
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 1.85
- Couleur
Le scaphandre posait, de par son postulat, un problème de taille. Comment raconter la vie d'un Homme qui se retrouvait cloué à un fauteuil, incapable de communiquer ou de bouger (si ce n'est son oeil) sans tomber dans un misérabilisme afligeant.
Julian Schnabel s'en tire cependant avec les honneurs puisque son film, même s'il n'évite pas le pathos facile par moment, notamment dans la scène où Max Von Sydow (magistral) tente de communiquer avec son fils par téléphone. Scène très difficile à gérer il est vrai. Là où le réalisateur réussit son coup, c'est en retranscrivant le cynisme de son personnage principal, évitant ainsi les clichés les plus lacrymaux. La fameuse scène des techniciens France-Télécom est à ce titre très surprenante et prend le contre-pied des idées préconçues.
La mise-en-scène en elle-même démarre de façon géniale et éprouvante dans la première scène, à travers les yeux de "Jean-Do", mais la séquence est beaucoup trop longue pour emporter totalement l'adhésion. Cependant, la façon de nous présenter au fur et à mesure Jean-Dominique Bauby, sans violon encore une fois, est assez intense. Du simple reflet dans le miroir avec en voix-off le commentaire désabusé du personnage, jusqu'à ce discret, mais crève-coeur, mouvement de caméra nous le présentant directement, Julian Schnebel parvient, quelque part, à nous crever le coeur.
Côté casting, pas de grosse surprise ni de magnifique interprétation (si ce n'est Max Von Sydow). Excellente initiative cependant de nous faire entendre au fur et à mesure les commentaires de Mathieu Amalric, cynique et pessimiste mais jamais complaisant.
En conclusion, le film de Julian Schnabel remporte les suffrages malgré des tics énervants parfois (notamment la scène finale) et quelques dérapages mélodramatiques, heureusement peu nombreux. Le scaphandre et le papillon, sans être une perle de cinéma, se révèle être un bonne chronique de la vie d'un Homme et façon de voir les choses.
Julian Schnabel s'en tire cependant avec les honneurs puisque son film, même s'il n'évite pas le pathos facile par moment, notamment dans la scène où Max Von Sydow (magistral) tente de communiquer avec son fils par téléphone. Scène très difficile à gérer il est vrai. Là où le réalisateur réussit son coup, c'est en retranscrivant le cynisme de son personnage principal, évitant ainsi les clichés les plus lacrymaux. La fameuse scène des techniciens France-Télécom est à ce titre très surprenante et prend le contre-pied des idées préconçues.
La mise-en-scène en elle-même démarre de façon géniale et éprouvante dans la première scène, à travers les yeux de "Jean-Do", mais la séquence est beaucoup trop longue pour emporter totalement l'adhésion. Cependant, la façon de nous présenter au fur et à mesure Jean-Dominique Bauby, sans violon encore une fois, est assez intense. Du simple reflet dans le miroir avec en voix-off le commentaire désabusé du personnage, jusqu'à ce discret, mais crève-coeur, mouvement de caméra nous le présentant directement, Julian Schnebel parvient, quelque part, à nous crever le coeur.
Côté casting, pas de grosse surprise ni de magnifique interprétation (si ce n'est Max Von Sydow). Excellente initiative cependant de nous faire entendre au fur et à mesure les commentaires de Mathieu Amalric, cynique et pessimiste mais jamais complaisant.
En conclusion, le film de Julian Schnabel remporte les suffrages malgré des tics énervants parfois (notamment la scène finale) et quelques dérapages mélodramatiques, heureusement peu nombreux. Le scaphandre et le papillon, sans être une perle de cinéma, se révèle être un bonne chronique de la vie d'un Homme et façon de voir les choses.
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 16/08/2008 11:26 par lyza Ton jugement est sévère mais se défend !
Par contre, sur un thème relativement proche, j’avais été beaucoup plus “touchée” par Mar adentro que j’avais trouvé mieux “construit”.
L’interprétation, dans les deux films est ..saisissante !
LIRE LA SUITE | |
| 15/08/2008 17:13 par Julien Foussereau Faut reconnaître que Schnabel sait bien mieux y faire que cette vieille blague moisie de Mar adentro par Amenabar sur le sujet de la prison corporelle.
Le traîtement photographique est une sacrée trouvaille, ça faisait longtemps que je n’avais pas vu un film qui justifiait aussi bien le recours à l’ultramobilité, [...] LIRE LA SUITE | |
| 15/02/2008 01:07 par El Desdichado C’était la première fois que j’allais voir un film rien que pour son directeur de la photographie. :D
Je ne me suis pas ennuyé, mais le fait est qu’il ne se passe pas grand chose (forcément…) J’en retiens quand même les performances d’acteur, le superbe visage de Marie-Josée Croze (filmé en [...] LIRE LA SUITE |
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