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Critique
Troisième film de l'artiste multi-cartes Julian Schnabel, Le scaphandre... s'apparente sur le papier au mélo tire larme avec son cachet histoire vraie. Pourtant, le film nous touche grâce à la justesse du ton et de l'émotion et fait preuve d'audace formelle qui lui a valu un mérité Prix de la mise en scène.
Le premier tiers du film nous met ainsi à la place de Jean Dominique Bauby, victime du "Locked-in Syndrome", notre vision du monde venant de son seul moyen de communication, ses yeux, puis un seul des deux. Flous, cadres travaillés en fonction de la vue d'un seul oeil, regards caméras, voix-off, Schnabel nous met dans la peau de Bauby et parvient à nous faire ressentir cette situation tellement inimaginable, le tout sans pathos, mais avec quelques répliques intérieures ironiques et grinçantes. Le procédé peut sembler après coup évident, mais il est on ne peut plus justifié.
Mais le film ne se limite pas à la description de cette vie pas comme les autres. Avec ses flash backs, il construit petit à petit le personnage de Bauby, le renvoyant à ses remords, ses regrets, ses rêves. Une fois sorti de la tête de Bauby, le film se transforme alors en mélodrame très humain et touchant quand il vient à parler de filiation. Les rapports de Bauby avec ses enfants ou avec son père sont particulièrement justes, Schnabel préférant des scènes simples pour nous montrer la difficulté de ce père et de ce fils d'exister comme tel vis à vis de sa famille. L'interprétation étant de manière générale excellente, on est de bout en bout attaché à cet homme et au petit microcosme qui tourne autour de lui.
A partir d'un sujet susceptible de tourner à la croûte télévisuelle, Schnabel tire finalement un mélo émouvant par son humanité, et chose rare dans le genre, propose une vraie vision cinématographique avec sa photographie très travaillée.
Le premier tiers du film nous met ainsi à la place de Jean Dominique Bauby, victime du "Locked-in Syndrome", notre vision du monde venant de son seul moyen de communication, ses yeux, puis un seul des deux. Flous, cadres travaillés en fonction de la vue d'un seul oeil, regards caméras, voix-off, Schnabel nous met dans la peau de Bauby et parvient à nous faire ressentir cette situation tellement inimaginable, le tout sans pathos, mais avec quelques répliques intérieures ironiques et grinçantes. Le procédé peut sembler après coup évident, mais il est on ne peut plus justifié.
Mais le film ne se limite pas à la description de cette vie pas comme les autres. Avec ses flash backs, il construit petit à petit le personnage de Bauby, le renvoyant à ses remords, ses regrets, ses rêves. Une fois sorti de la tête de Bauby, le film se transforme alors en mélodrame très humain et touchant quand il vient à parler de filiation. Les rapports de Bauby avec ses enfants ou avec son père sont particulièrement justes, Schnabel préférant des scènes simples pour nous montrer la difficulté de ce père et de ce fils d'exister comme tel vis à vis de sa famille. L'interprétation étant de manière générale excellente, on est de bout en bout attaché à cet homme et au petit microcosme qui tourne autour de lui.
A partir d'un sujet susceptible de tourner à la croûte télévisuelle, Schnabel tire finalement un mélo émouvant par son humanité, et chose rare dans le genre, propose une vraie vision cinématographique avec sa photographie très travaillée.


