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Critique
Il y a des films qui vous prennent à la gorge pour ne plus vous lâcher. Le scaphandre et le papillon est de ceux là. En évitant toute émotion facile Julian Schnabel signe un film poignant et réussi. Ses choix cinématographiques sont particulièrement judicieux : sa mise en scène audacieuse épouse parfaitement les ressentis de Jean-Dominique Bauby, frappé de plein de fouet par le destin. D’un début en caméra subjective, il nous plonge d’emblée au cœur des sensations éprouvées par cet homme brisé. Ensuite, le contraste entre l’austérité du milieu hospitalier et la dureté du récit avec les envolées imaginatives du héros est rendu avec puissance et une parfaite maîtrise dans la réalisation.
A mesure que l’homme réapprend à communiquer et appréhende l’entière tragédie qu’il est en train de vivre, la caméra se fait plus aérienne, les couleurs plus vives et l’ensemble plus lumineux. Portés par une magnifique B.O, les interprètes sont exceptionnels (Niels Arestrup, Anne Consigny, Marie Josée Croze et Max von Sydow en tête), convaincants et renversent le spectateur en un regard. Mais au-delà du film maîtrisé que nous offre le réalisateur, Le scaphandre et le papillon (le concept étant merveilleusement bien retranscrit à l’écran) est une intense leçon de courage et de vie qui rend muet d’émotion. Bouleversant.
A mesure que l’homme réapprend à communiquer et appréhende l’entière tragédie qu’il est en train de vivre, la caméra se fait plus aérienne, les couleurs plus vives et l’ensemble plus lumineux. Portés par une magnifique B.O, les interprètes sont exceptionnels (Niels Arestrup, Anne Consigny, Marie Josée Croze et Max von Sydow en tête), convaincants et renversent le spectateur en un regard. Mais au-delà du film maîtrisé que nous offre le réalisateur, Le scaphandre et le papillon (le concept étant merveilleusement bien retranscrit à l’écran) est une intense leçon de courage et de vie qui rend muet d’émotion. Bouleversant.


