Le Scaphandre et le papillon
Scaphandre et le papillon (Le)- PAYS :États-Unis, France
- ANNÉE DE PRODUCTION :2007
- DATE DE SORTIE :23 mai 2007
- GENRE :Drame
- DURÉE :112 MIN
- REALISATEUR : Julian Schnabel
- ACTEURS :Mathieu Amalric, Emmanuelle Seigner, Marie-Josée Croze, Max von Sydow, Isaach de Bankolé
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 1.85
- Couleur
Jean-Dominique Bauby fait partie des quelques hommes plus connus pour leur agonie que pour leur vie. Victime d'un accident vasculaire cérébral du tronc cérébral (également appelé « locked-in syndrome ») à l'âge de 44 ans, il se retrouve dans un état neurologique particulièrement atypique, paralysé de la tête aux pieds mais gardant toutes ses capacités intellectuelles, littéralement enfermé dans son corps, avec pour seul moyen de communication les battements de ses cils. Un état clinique particulièrement angoissant dont Bauby laissera un témoignage, le livre « Le Scaphandre et le papillon », dicté à la seule force du muscle de sa paupière gauche, sorti quelques jours avant son décès...
L’adaptation pour l’écran pouvait donc s’avérer périlleuse mais le scénario étant confié à Ronald Harwood (déjà derrière l’adaptation de l’autobiographie de Szpilman pour « Le Pianiste » de Polanski), on pouvait s’attendre à tout...
C’est étrangement sur la personnalité de Jean-Dominique Bauby que le film coince.
Peu aidé par la lourdeur de son mode de communication si particulier (le spectateur n'a pas forcément la patience de supporter l'infinie litanie des lettres qui défilent, pour former un mot, puis une phrase), on se rend rapidement compte que Bauby n'a finalement pas grand chose à raconter.
Des considérations bateaux sur son état, sur les gens qui l’entourent et veulent l’aider, des regrets, des remords, des flashbacks. Rien de bien émouvant. L’euthanasie est inévitablement évoquée le temps d’une séquence au début du film mais ne reviendra jamais plus sur le tapis.
Voilà le grand échec qui bride "Le Scaphandre et la papillon": l'absence d'implication émotionnelle, l'incapacité du film à créer un crescendo de sentiments.
La cause? L'absence de sympathie et d'empathie pour le personnage de Bauby ; l'utilisation étouffante de la "caméra à la première personne", procédé formellement plutôt bien vu, mais obligeant de façon fort désagréable le spectateur à s’impliquer ; la quasi-irréalité permanente et forcée dans lequel baigne le film...
« Le Scaphandre et le papillon », c’est une indéniable réussite visuelle (que le festival de Cannes a d'ailleurs récompensé d'un prix de la mise en scène en oubliant, au passage, qu’une grande partie de ce mérite revient au travail admirable de Janusz Kaminski à la photographie) mais un échec sur le plan des émotions et des idées.
Le film déçoit là où on l’attendait le plus.
L’adaptation pour l’écran pouvait donc s’avérer périlleuse mais le scénario étant confié à Ronald Harwood (déjà derrière l’adaptation de l’autobiographie de Szpilman pour « Le Pianiste » de Polanski), on pouvait s’attendre à tout...
C’est étrangement sur la personnalité de Jean-Dominique Bauby que le film coince.
Peu aidé par la lourdeur de son mode de communication si particulier (le spectateur n'a pas forcément la patience de supporter l'infinie litanie des lettres qui défilent, pour former un mot, puis une phrase), on se rend rapidement compte que Bauby n'a finalement pas grand chose à raconter.
Des considérations bateaux sur son état, sur les gens qui l’entourent et veulent l’aider, des regrets, des remords, des flashbacks. Rien de bien émouvant. L’euthanasie est inévitablement évoquée le temps d’une séquence au début du film mais ne reviendra jamais plus sur le tapis.
Voilà le grand échec qui bride "Le Scaphandre et la papillon": l'absence d'implication émotionnelle, l'incapacité du film à créer un crescendo de sentiments.
La cause? L'absence de sympathie et d'empathie pour le personnage de Bauby ; l'utilisation étouffante de la "caméra à la première personne", procédé formellement plutôt bien vu, mais obligeant de façon fort désagréable le spectateur à s’impliquer ; la quasi-irréalité permanente et forcée dans lequel baigne le film...
« Le Scaphandre et le papillon », c’est une indéniable réussite visuelle (que le festival de Cannes a d'ailleurs récompensé d'un prix de la mise en scène en oubliant, au passage, qu’une grande partie de ce mérite revient au travail admirable de Janusz Kaminski à la photographie) mais un échec sur le plan des émotions et des idées.
Le film déçoit là où on l’attendait le plus.
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 16/08/2008 11:26 par lyza Ton jugement est sévère mais se défend !
Par contre, sur un thème relativement proche, j’avais été beaucoup plus “touchée” par Mar adentro que j’avais trouvé mieux “construit”.
L’interprétation, dans les deux films est ..saisissante !
LIRE LA SUITE | |
| 15/08/2008 17:13 par Julien Foussereau Faut reconnaître que Schnabel sait bien mieux y faire que cette vieille blague moisie de Mar adentro par Amenabar sur le sujet de la prison corporelle.
Le traîtement photographique est une sacrée trouvaille, ça faisait longtemps que je n’avais pas vu un film qui justifiait aussi bien le recours à l’ultramobilité, [...] LIRE LA SUITE | |
| 15/02/2008 01:07 par El Desdichado C’était la première fois que j’allais voir un film rien que pour son directeur de la photographie. :D
Je ne me suis pas ennuyé, mais le fait est qu’il ne se passe pas grand chose (forcément…) J’en retiens quand même les performances d’acteur, le superbe visage de Marie-Josée Croze (filmé en [...] LIRE LA SUITE |
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