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Après lui
Critique
Gaël Morel, avec Après lui, met en scène la grande Catherine Deneuve. L’actrice est dans chaque plan, passe par toutes les émotions et réussit à faire vivre son personnage. Le problème, c’est qu’elle est le seul atout d’un film faussement pudique, larmoyant, démonstratif et poussif. Les seconds rôles sont complètement éclipsés que ce soit le meilleur ami- interprété sans intensité par Thomas Dumerchez, la fille ou le mari de Deneuve.
Les personnages, tout comme les situations, sont stéréotypés et sombrent dans les clichés. Ainsi, l’objet cathartique devient l’arbre qui a causé la mort, le meilleur ami devient le substitut du fils et le bébé de la fille se trouve rejeté. Les ficelles sont grossières, le symbolisme trop voyant et le drame s’en trouve fortement amoindri. Le scénario ne prend pas le temps d’installer les choses, les personnages et les situations. Tout va trop vite et la relation obscure entre la mère et le meilleur ami de son fils n’est pas assez approfondie et ne provoque qu’indifférence et froideur.
Gaël Morel ne joue jamais sur l’ambiguïté des situations et livre un film aux intentions trop visibles. Le deuil est abordé avec beaucoup de pathos (dialogues trop écrits, musique mélancolique et crise de larmes peu crédibles) et les thèmes de la mort, de l’absence et de la douleur sont très mal exploités visuellement. Trop lourd, trop austère et peu convaincant, ce long métrage forcé manque de spontanéité et d’épaisseur malgré une distribution dans l’ensemble très bonne.
Les personnages, tout comme les situations, sont stéréotypés et sombrent dans les clichés. Ainsi, l’objet cathartique devient l’arbre qui a causé la mort, le meilleur ami devient le substitut du fils et le bébé de la fille se trouve rejeté. Les ficelles sont grossières, le symbolisme trop voyant et le drame s’en trouve fortement amoindri. Le scénario ne prend pas le temps d’installer les choses, les personnages et les situations. Tout va trop vite et la relation obscure entre la mère et le meilleur ami de son fils n’est pas assez approfondie et ne provoque qu’indifférence et froideur.
Gaël Morel ne joue jamais sur l’ambiguïté des situations et livre un film aux intentions trop visibles. Le deuil est abordé avec beaucoup de pathos (dialogues trop écrits, musique mélancolique et crise de larmes peu crédibles) et les thèmes de la mort, de l’absence et de la douleur sont très mal exploités visuellement. Trop lourd, trop austère et peu convaincant, ce long métrage forcé manque de spontanéité et d’épaisseur malgré une distribution dans l’ensemble très bonne.


