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Après lui
Critique
On serait tenté de croire qu'à Cannes, ce thème si délicat qu'est "le deuil" pourrait conduire aux prix les plus prestigieux. Après la palme d'or de Nanni Moretti pour le bouleversant "La Chambre du fils" en 2001 et "Les chansons d'amour" de Christophe Honoré présenté il y a quelques jours en compétition officielle, voici que débarque à la quinzaine des réalisateurs un nouveau film où il est question de la perte d'un être cher.
On sent d'ailleurs beaucoup dans "Après lui" la marque du co-scénariste Christophe Honoré, notamment dans ces thèmes de "famille unie et désunie". L'histoire d'"Après lui" est assez bien construite, sans qu'il n'y ait véritablement besoin d'une progression constante pour pouvoir rester accroché au sujet. Ce qu'il manque de toute évidence, c'est une véritable affirmation de la part du metteur en scène. Gaël Morel n'est pas exempt de bonnes idées (de très beaux moments sur Deneuve et l'arbre meurtrier éclairés par des phares de voitures), mais beaucoup de ses plans semblent injustifiés voire inaboutis. Il faut dire que Morel mise tout sur son actrice principale et en partie, il y a de quoi lui donner raison. S'il est un élément qui sauve le film, c'est bien l'interprétation de "la plus grande toutes générations confondues" (dixit Les Cahiers du cinéma), j'ai nommé la merveilleuse Catherine Deneuve. Elle habite les scènes de désespoir avec une sincérité effrayante. Là où d'autres provoqueraient les gloussements, elle arrive à arracher les larmes. Deneuve domine le film et arrive à le sauver malgré les petites gaffes de Morel et le final très pessimiste. Rien que pour elle, je vous encouragerais à aller voir le film.
On sent d'ailleurs beaucoup dans "Après lui" la marque du co-scénariste Christophe Honoré, notamment dans ces thèmes de "famille unie et désunie". L'histoire d'"Après lui" est assez bien construite, sans qu'il n'y ait véritablement besoin d'une progression constante pour pouvoir rester accroché au sujet. Ce qu'il manque de toute évidence, c'est une véritable affirmation de la part du metteur en scène. Gaël Morel n'est pas exempt de bonnes idées (de très beaux moments sur Deneuve et l'arbre meurtrier éclairés par des phares de voitures), mais beaucoup de ses plans semblent injustifiés voire inaboutis. Il faut dire que Morel mise tout sur son actrice principale et en partie, il y a de quoi lui donner raison. S'il est un élément qui sauve le film, c'est bien l'interprétation de "la plus grande toutes générations confondues" (dixit Les Cahiers du cinéma), j'ai nommé la merveilleuse Catherine Deneuve. Elle habite les scènes de désespoir avec une sincérité effrayante. Là où d'autres provoqueraient les gloussements, elle arrive à arracher les larmes. Deneuve domine le film et arrive à le sauver malgré les petites gaffes de Morel et le final très pessimiste. Rien que pour elle, je vous encouragerais à aller voir le film.


