Smiley face
Smiley face- PAYS :États-Unis
- ANNÉE DE PRODUCTION :2007
- DATE DE SORTIE :16 janvier 2008
- GENRE :Comédie
- DURÉE :85 MIN
- REALISATEUR : Gregg Araki
- ACTEURS :Anna Faris, Adam Brody, John Cho, Matthew J. Evans, David Goldman
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 1.85
- Couleur
- Site officiel français
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Après la belle percée dans un cinéma d'auteur plus dramatique de Mysterious Skin, Gregg Araki ne pouvait faire plus grand écart qu'avec ce Smiley Face. Comme pour évacuer un sujet trop lourd pour son cinéma pop (seulement un bel accident de parcours ?) il revient vers une légèreté trash à travers un sous-genre typiquement américain : la stone comedy.
Jane s'enfile tous les space cakes concoctés par son colloc geek mais doit quand même s'atteler au programme de sa journée. Pas celui d'un ministre certes, mais cette actrice au chômage devra faire tant bien que - surtout - mal avec son état du jour. Ce type d'histoire peut conduire à tous les délires visuels, le Las Vegas Parano de Terry gilliam étant mètre étalon du genre. On peut aussi craindre la difficulté de maintenir le cap avec si peu d'arguments, forçant l'enchaînement d'évènements plus ou moins aléatoires. Gregg Araki prend le parti de se concentrer sur l'état bien ravagé de son héroïne qu'on imagine déjà bien cruche au naturel.
Et là entre en scène Anna Faris, vrai tempérament comique. Un clown déguisé en jeune blondinette lambda, ni moche ni trop sexy, omniprésente, et dont le numéro fascine du début à la fin. L'hallu, c'est d'abord elle. Le film se présente alors presque exclusivement comme une ode à sa "smiley face" irrésistible. Comme elle ne manque pas non plus de timing, il ne reste plus qu'à lui faire subir tous les effets secondaires de la prise de drogues douces, transformant la moindre activité en obstacle herculéen. Le scénario cerne à merveille toutes ces conséquences, la suspension du temps, les pertes de mémoire immédiate, l’enthousiasme débordant, les argumentaires délirants, et une difficulté certaine à s'organiser. Les gags s'enchaînent naturellement, de rencontres en missions a priori anodines. Araki joue habilement le décalage entre ce qu'elle fait... et ce qu'elle croit faire, et la plupart du temps n'a pas à en faire des tonnes visuellement, préférant majoritairement le visage de sa comédienne à sa subjectivité. Le son est par contre travaillé à l'extrême, du choix des morceaux collant au trip du moment, au moindre bruitage appuyant bourdes et réactions.
Smiley Face est un parfait divertissement jusqu'à un dernier tiers plus faible et étrangement moralisateur. Il y avait pourtant de nombreuses possibilités pour terminer mais le réalisateur semble un peu coincé avec cette idée saugrenue du manifeste du parti communiste. Ca embrouille une intrigue dont on n'a que faire du sens, et encore moins de la profondeur. On aurait même préféré un développement de l'histoire avec le geek amoureux. Cela n'empêche pas de prendre un grand plaisir à cette comédie sans prétention tout de même réussie (rare, le genre étant plutôt sinistré ces temps-ci), et d'avoir très envie de revoir la miss Faris au plus vite. Et pas dans un Scary Movie.
Jane s'enfile tous les space cakes concoctés par son colloc geek mais doit quand même s'atteler au programme de sa journée. Pas celui d'un ministre certes, mais cette actrice au chômage devra faire tant bien que - surtout - mal avec son état du jour. Ce type d'histoire peut conduire à tous les délires visuels, le Las Vegas Parano de Terry gilliam étant mètre étalon du genre. On peut aussi craindre la difficulté de maintenir le cap avec si peu d'arguments, forçant l'enchaînement d'évènements plus ou moins aléatoires. Gregg Araki prend le parti de se concentrer sur l'état bien ravagé de son héroïne qu'on imagine déjà bien cruche au naturel.
Et là entre en scène Anna Faris, vrai tempérament comique. Un clown déguisé en jeune blondinette lambda, ni moche ni trop sexy, omniprésente, et dont le numéro fascine du début à la fin. L'hallu, c'est d'abord elle. Le film se présente alors presque exclusivement comme une ode à sa "smiley face" irrésistible. Comme elle ne manque pas non plus de timing, il ne reste plus qu'à lui faire subir tous les effets secondaires de la prise de drogues douces, transformant la moindre activité en obstacle herculéen. Le scénario cerne à merveille toutes ces conséquences, la suspension du temps, les pertes de mémoire immédiate, l’enthousiasme débordant, les argumentaires délirants, et une difficulté certaine à s'organiser. Les gags s'enchaînent naturellement, de rencontres en missions a priori anodines. Araki joue habilement le décalage entre ce qu'elle fait... et ce qu'elle croit faire, et la plupart du temps n'a pas à en faire des tonnes visuellement, préférant majoritairement le visage de sa comédienne à sa subjectivité. Le son est par contre travaillé à l'extrême, du choix des morceaux collant au trip du moment, au moindre bruitage appuyant bourdes et réactions.
Smiley Face est un parfait divertissement jusqu'à un dernier tiers plus faible et étrangement moralisateur. Il y avait pourtant de nombreuses possibilités pour terminer mais le réalisateur semble un peu coincé avec cette idée saugrenue du manifeste du parti communiste. Ca embrouille une intrigue dont on n'a que faire du sens, et encore moins de la profondeur. On aurait même préféré un développement de l'histoire avec le geek amoureux. Cela n'empêche pas de prendre un grand plaisir à cette comédie sans prétention tout de même réussie (rare, le genre étant plutôt sinistré ces temps-ci), et d'avoir très envie de revoir la miss Faris au plus vite. Et pas dans un Scary Movie.
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Julien Foussereau :
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Ilan Ferry :
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Sandy Gillet :
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 05/02/2008 08:06 par 2501
Retourne jouer avec ton ballon rouge. :jaimz:
:o han
mais tu ne dors pas encore… [COLOR=green]demain, tu vas encore être ronchon… :D
:x
LIRE LA SUITE | |
| 05/02/2008 01:08 par dodeskaden [SIZE=1]
Retourne jouer avec ton ballon rouge. :jaimz:
:o han
mais tu ne dors pas encore… [COLOR=Green]demain, tu vas encore être ronchon… :D
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| 05/02/2008 01:04 par 2501
Jane s’enfile tous les space cakes concoctés par son colloc geek mais doit quand même s’atteler au programme de sa journée.
Rien que pour cette phrase, tu me donnes envie d’aller le revoir… :fou:
[SIZE=1]ah on me souffle dans l’oreille que l’assertion précédente est bien entendue un mensonge honteux et éhonté [...] LIRE LA SUITE |
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