Bienvenue stranger!
Les enchères
Les jeux
Critique
Durant son premier quart d'heure, "Captivity" est véritablement hypnotique. Le spectateur suit la sélection de la victime d'un tueur présumé très sadique sur fond de rock indus' (signé Marco Beltrami, visiblement sous perfusion de Charlie Clouser) et il faut reconnaître que derrière une caméra, Roland Joffé n'est pas un manche. Malheureusement, une fois la jolie Elisha Cuthbert enlevée, le film perd quelque peu de son attrait.
Pas que cela soit franchement nul ou désagréable à l'oeil, non : certains visuels sont très réussis et dénotent d'un habile sens du cinémascope, malgré une esthétique très "Saw" pendant toute la période "détention" du métrage -entendez par là l'utilisation systématique d'éclairages et filtres verdâtres et une nette propension à filmer des objets en fer. Nan, le spectacle n'a rien de nul à proprement parler, c'est juste qu'on n'arrive pas vraiment à s'attacher à cette succession de jeux macabres tous plus stériles les uns que les autres, et qu'à un moment, l'attention se décroche, qu'on le veuille ou non : la tentative d'évasion de Cuthbert dans les conduits d'aération -moment supposément stressant- parviendra même à faire sourire le spectateur parce qu'elle raisonnera dans son esprit malsain comme une réponse à l'épreuve dite "des rouleaux" dans Fort Boyard, c'est à dire juste un moyen de montrer le décolleté de l'actrice (tout à fait craquant d'ailleurs) pendant quelques minutes. A noter également, une scène de sexe méritant de figurer au palmarès des scènes de cul les plus improbables et les plus débiles jamais réalisées.
Vers la fin du métrage, heureusement, les choses se font à nouveau un peu plus intenses et intéressantes, avec la visite de l'étage supérieur : on reconnait dés lors le style d'écriture si particulier de Larry Cohen, mais tout cela est un peu trop court, le film s'achève déjà, sur une punchline un peu pourrave. Dommage.
Pas que cela soit franchement nul ou désagréable à l'oeil, non : certains visuels sont très réussis et dénotent d'un habile sens du cinémascope, malgré une esthétique très "Saw" pendant toute la période "détention" du métrage -entendez par là l'utilisation systématique d'éclairages et filtres verdâtres et une nette propension à filmer des objets en fer. Nan, le spectacle n'a rien de nul à proprement parler, c'est juste qu'on n'arrive pas vraiment à s'attacher à cette succession de jeux macabres tous plus stériles les uns que les autres, et qu'à un moment, l'attention se décroche, qu'on le veuille ou non : la tentative d'évasion de Cuthbert dans les conduits d'aération -moment supposément stressant- parviendra même à faire sourire le spectateur parce qu'elle raisonnera dans son esprit malsain comme une réponse à l'épreuve dite "des rouleaux" dans Fort Boyard, c'est à dire juste un moyen de montrer le décolleté de l'actrice (tout à fait craquant d'ailleurs) pendant quelques minutes. A noter également, une scène de sexe méritant de figurer au palmarès des scènes de cul les plus improbables et les plus débiles jamais réalisées.
Vers la fin du métrage, heureusement, les choses se font à nouveau un peu plus intenses et intéressantes, avec la visite de l'étage supérieur : on reconnait dés lors le style d'écriture si particulier de Larry Cohen, mais tout cela est un peu trop court, le film s'achève déjà, sur une punchline un peu pourrave. Dommage.


