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Fido
Critique
"Fido", premier film du réalisateur canadien Andrew Currie, démarre là où l'immense "Shaun of the dead" se termine, c'est à dire sur une résolution de l'invasion des zombies par une solution de domestication. Une thématique loin d'être toute nouvelle dans ce genre de films puisque George Romero abordait déjà ce sujet dans l’apocalyptique "Le jour des morts-vivants", troisième épisode de la trilogie matricielle du film de zombies. Sur ce pitch prometteur, « Fido » a pu faire la tournée des festivals du film fantastique à travers le monde, bien que le métrage n’arrive pas à atteindre le degré d’excellence et de plaisir du film d’Edgar Wright.
"Fido" peine franchement à dépasser le stade des bonnes intentions affichées par son pitch, ne parvenant jamais à surprendre le spectateur, se contentant d'aligner les séquences attendues et les passages obligés à un rythme trop mou. "Fido" manque en effet de l'étincelle de folie ou d'originalité, que ce soit dans son script, conventionnel et mou, comme dans sa mise en scène, académique à souhait, qui lui aurait permis de sortir de la masse et d'éviter d'être une comédie horrifique, certes loin d’être désagréable, mais totalement oubliable.
La portée subversive du film, pourtant assez prometteuse sur le papier (imaginez ce que Verhoeven pourrait faire d’un script où des êtres « différents » sont utilisés comme esclaves dans une société consumériste et ultra-sécuritaire) fait elle aussi l'effet d'un pétard mouillé.
C’est d’autant plus dommage que le film est parfois séduisant, doté d’une photographie soignée, d’une ambiance rétro réussie et d’un casting irréprochable ( K’Sun Ray et ses faux airs de Macaulay Culkin, Carrie-Anne Moss en desperate housewives, Billy Connolly méconnaisable en zombie) .
C’est hélas insuffisant pour faire de « Fido », petite comédie horrifique trop souvent poussive et manquant sérieusement de fond, une œuvre marquante.
"Fido" peine franchement à dépasser le stade des bonnes intentions affichées par son pitch, ne parvenant jamais à surprendre le spectateur, se contentant d'aligner les séquences attendues et les passages obligés à un rythme trop mou. "Fido" manque en effet de l'étincelle de folie ou d'originalité, que ce soit dans son script, conventionnel et mou, comme dans sa mise en scène, académique à souhait, qui lui aurait permis de sortir de la masse et d'éviter d'être une comédie horrifique, certes loin d’être désagréable, mais totalement oubliable.
La portée subversive du film, pourtant assez prometteuse sur le papier (imaginez ce que Verhoeven pourrait faire d’un script où des êtres « différents » sont utilisés comme esclaves dans une société consumériste et ultra-sécuritaire) fait elle aussi l'effet d'un pétard mouillé.
C’est d’autant plus dommage que le film est parfois séduisant, doté d’une photographie soignée, d’une ambiance rétro réussie et d’un casting irréprochable ( K’Sun Ray et ses faux airs de Macaulay Culkin, Carrie-Anne Moss en desperate housewives, Billy Connolly méconnaisable en zombie) .
C’est hélas insuffisant pour faire de « Fido », petite comédie horrifique trop souvent poussive et manquant sérieusement de fond, une œuvre marquante.


