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Critique
Depuis leur première collaboration en tant que réalisateur et scénariste sur "Saw", on savait le duo James Wan-Leigh Whannell friand de marionnettes et autres ventriloquies... Wan s'étant plus ou moins écarté de la saga qu'il a créé (il en reste tout de même producteur éxecutif), il a donc trouvé l'occasion inespéré avec "Dead Silence" de mettre en images ce qui semble être l'une de ses obsessions. Hélas, sa tentative de "Pinocchio" version horrifique s'avère vraiment décevante et ses scores au box-office US ont loin d'avoir été à la hauteur...
Sur une trame rappelant tout de même méchamment le tout pourri "Nuits de terreur" de Jonathan Liebesman (où un vieux spectre défiguré se venge sur les enfants la nuit où ils perdent leur dernière dent de lait), "Dead Silence" ne parvient pas à se démarquer suffisament sur le plan scénaristique du reste des habituelles productions du genre et traîne son rythme poussif comme un boulet pendant une bonne heure. De plus, certaines incohérences et autres réactions totalement inadaptés de la part des protagonistes, d'ailleurs tous plus inintéréssants les uns que les autres, laissent à penser que les producteurs sont venus trifouiller un peu le montage final de ce piteux "Dead Silence".
Et si la pirouette finale, habituelle chez Wan, est assez réjouissante, elle ne dépasse pas le stade de la bonne blague et ne s'avère pas assez solide pour permettre une véritable relecture du film. Ni d'envisager un nouveau visionnage.
L'échec sur le plan scénaristique est d'autant plus regrettable que sur un point de vue uniquement formel, le film est assez réussi. James Wan se révèle à l'aise dans la mise en scéne et ne dote pas "Dead silence" des effets clipesques qui surabondaient dans "Saw". Le film installe une ambiance gothique du plus belle effet, hommage manifeste à la Hammer, à "Shining" et à d'autres grands films de frousse, notament grâce à la photographie de John R. Leonetti, également directeur de la photo sur "The Woods" de Lucky McKee.
Suscitant plus l'ennui que l'effroi, "Dead silence" rate sa cible, la faute à un scénario pitoyable. Un nouvel essai manqué pour le pourtant prometteur James Wan, qui ne cesse de nous montrer des jolies capacités de mise en scéne dans des films mauvais.
Sur une trame rappelant tout de même méchamment le tout pourri "Nuits de terreur" de Jonathan Liebesman (où un vieux spectre défiguré se venge sur les enfants la nuit où ils perdent leur dernière dent de lait), "Dead Silence" ne parvient pas à se démarquer suffisament sur le plan scénaristique du reste des habituelles productions du genre et traîne son rythme poussif comme un boulet pendant une bonne heure. De plus, certaines incohérences et autres réactions totalement inadaptés de la part des protagonistes, d'ailleurs tous plus inintéréssants les uns que les autres, laissent à penser que les producteurs sont venus trifouiller un peu le montage final de ce piteux "Dead Silence".
Et si la pirouette finale, habituelle chez Wan, est assez réjouissante, elle ne dépasse pas le stade de la bonne blague et ne s'avère pas assez solide pour permettre une véritable relecture du film. Ni d'envisager un nouveau visionnage.
L'échec sur le plan scénaristique est d'autant plus regrettable que sur un point de vue uniquement formel, le film est assez réussi. James Wan se révèle à l'aise dans la mise en scéne et ne dote pas "Dead silence" des effets clipesques qui surabondaient dans "Saw". Le film installe une ambiance gothique du plus belle effet, hommage manifeste à la Hammer, à "Shining" et à d'autres grands films de frousse, notament grâce à la photographie de John R. Leonetti, également directeur de la photo sur "The Woods" de Lucky McKee.
Suscitant plus l'ennui que l'effroi, "Dead silence" rate sa cible, la faute à un scénario pitoyable. Un nouvel essai manqué pour le pourtant prometteur James Wan, qui ne cesse de nous montrer des jolies capacités de mise en scéne dans des films mauvais.


