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Critique
Thriller judiciaire, La Faille brille plus par sa forme élégante et toute en finesse que par son fond, parsemé de rebondissements tirés par les cheveux. Anthony Hopkins ne quitte pas l’habit qui lui va le mieux depuis Le Silence des Agneaux et récidive dans le rôle du manipulateur sans conscience et offre une prestation correcte dans son face à face avec Ryan Gosling, avocat aux dents longues, qui s’impose à chacun de ses rôles comme une valeur sûre d’Hollywood. Les personnages défendus par ces deux très bons acteurs sont plutôt bien construits et le scénario évite, pendant un temps, de se montrer trop manichéen.
La mise en scène est truffée de jolis plans et autres travellings originaux, l’ambiance est lourde, froide, lente et maîtrisée. L’intrigue captive le spectateur, malgré de multiples longueurs, et ne laisse pas retomber la tension. Le problème vient surtout de la résolution de l’affaire, attendue comme le messie. Le suspense soulevé étant énorme, la déception est de taille lorsque le petit twist final pointe son nez. En effet, la révélation fait l’effet d’un pétard mouillé tant elle est franchement discutable. La Faille, au joli emballage, finit donc par révéler une surprise moins impressionnante que les attentes qu’elle avait suscitée.
La mise en scène est truffée de jolis plans et autres travellings originaux, l’ambiance est lourde, froide, lente et maîtrisée. L’intrigue captive le spectateur, malgré de multiples longueurs, et ne laisse pas retomber la tension. Le problème vient surtout de la résolution de l’affaire, attendue comme le messie. Le suspense soulevé étant énorme, la déception est de taille lorsque le petit twist final pointe son nez. En effet, la révélation fait l’effet d’un pétard mouillé tant elle est franchement discutable. La Faille, au joli emballage, finit donc par révéler une surprise moins impressionnante que les attentes qu’elle avait suscitée.


