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Critique
Anthony Hopkins est aux pâquerettes, c’est pour ça qu’il enchaîne les Hannibal Lecter. Mais quand même notre bon vieux cannibale s’emmerde tout seul dans sa maison de retraite, Anthony tire la tronche. Faut qu’il trouve des rôles ! On a donc droit ici à un être rusé, froid, à l’humour pince sans rire, à l’intelligence folle et au regard glaçant. Ca vous rappelle quelqu’un ?
Pourvu d’un point de départ franchement intriguant, d’une histoire prenante et d’un antihéros réjouissant comme personnage principal (on a déjà repris son message de répondeur), La Faille va à contre courant des films d’enquête à la Seven, aux effets toujours plus téléphonés et aux scènes grandiloquentes. Ici on se tabasse à coups d’articles de lois et on s’affronte en costard cravate. Tant pis pour le spectaculaire, mais le film n’en demeure pas moins séduisant.
Une grande partie du film s’intéresse donc à la déchéance d’un jeune avocat aux dents longues, qui s’efforcera à prouver que quelque chose cloche dans le récit de notre papi adorateur de chianti. La moralité en prend un coup, et le spectateur est de plus en plus captivé par ce film à scénar, la réalisation ne se contentant que du minimum syndical.
On aurait été ravi par le film, si la fin ne remettait pas les pendules à l’heure en faisant triompher le bien et la justice. On rêvait d’un film noir, mais les réalités économiques nous choppent à la gorge. Le méchant ne gagne jamais, c’est bien connu. Sauf qu’ici, le gentil n’est pas un enfant de cœur. Douces illusions…
Pourvu d’un point de départ franchement intriguant, d’une histoire prenante et d’un antihéros réjouissant comme personnage principal (on a déjà repris son message de répondeur), La Faille va à contre courant des films d’enquête à la Seven, aux effets toujours plus téléphonés et aux scènes grandiloquentes. Ici on se tabasse à coups d’articles de lois et on s’affronte en costard cravate. Tant pis pour le spectaculaire, mais le film n’en demeure pas moins séduisant.
Une grande partie du film s’intéresse donc à la déchéance d’un jeune avocat aux dents longues, qui s’efforcera à prouver que quelque chose cloche dans le récit de notre papi adorateur de chianti. La moralité en prend un coup, et le spectateur est de plus en plus captivé par ce film à scénar, la réalisation ne se contentant que du minimum syndical.
On aurait été ravi par le film, si la fin ne remettait pas les pendules à l’heure en faisant triompher le bien et la justice. On rêvait d’un film noir, mais les réalités économiques nous choppent à la gorge. Le méchant ne gagne jamais, c’est bien connu. Sauf qu’ici, le gentil n’est pas un enfant de cœur. Douces illusions…


