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Critique
Basé sur une machination minutieusement pensée, LA FAILLE débute de manière étrange : un mari qui a découvert que son épouse le trompe la blesse gravement. Rapidement arrêté par un inspecteur qui reconnaît en la victime sa maîtresse, le criminel semble être promis à une condamnation inévitable. Coup de théâtre lors de la première séance du procès, l’accusé choisit de se défendre seul et plaide son innocence. LA FAILLE prend alors soudainement la forme d’un affrontement psychologique entre le présumé coupable et un jeune procureur.
Dans le rôle du premier, Anthony Hopkins excelle en individu machiavélique cocu qui échafaude un plan diabolique minutieusement réglé pour s’en tirer à un détail près. Avec son sourire énigmatique, son assurance angoissante et son ton inquiétant, il délivre une prestation qui n’est pas sans rappeler parfois Hannibal Lecter. Face à lui, le prometteur Ryan Gosling endosse impeccablement le costume du jeune loup ambitieux mais naïf qui a davantage en tête son avancement de carrière que cette affaire qu’il pense à tort courue d’avance. Il traduit tous les tourments d’un homme rarement en échec ridiculisé par un coupable qui sait manipuler et mais aussi s’engouffrer dans les brèches d’une mécanique savamment huilée qu’il mise au point avec application. Cette distribution prestigieuse est illuminée par la présence trop rare à l'écran de la sublime Rosamund Pike qui apporte au film sa classe et sa sensualité.
Le récit vaut surtout pour la mise en scène et la remarquable maîtrise du suspense dont fait preuve le réalisateur Gregory Hoblit. En profitant des subtilités que permet la constitution américaine, il jalonne son intrigue d’adroits retournements de situation qui la rendent captivante jusqu’au dénouement. LA FAILLE ne marquera certainement pas l’histoire du cinéma mais il faut reconnaître en lui un thriller sans action très agréable à suivre pour pour la qualité de sa narration ainsi que sa réalisation séduisante et rythmée.
Dans le rôle du premier, Anthony Hopkins excelle en individu machiavélique cocu qui échafaude un plan diabolique minutieusement réglé pour s’en tirer à un détail près. Avec son sourire énigmatique, son assurance angoissante et son ton inquiétant, il délivre une prestation qui n’est pas sans rappeler parfois Hannibal Lecter. Face à lui, le prometteur Ryan Gosling endosse impeccablement le costume du jeune loup ambitieux mais naïf qui a davantage en tête son avancement de carrière que cette affaire qu’il pense à tort courue d’avance. Il traduit tous les tourments d’un homme rarement en échec ridiculisé par un coupable qui sait manipuler et mais aussi s’engouffrer dans les brèches d’une mécanique savamment huilée qu’il mise au point avec application. Cette distribution prestigieuse est illuminée par la présence trop rare à l'écran de la sublime Rosamund Pike qui apporte au film sa classe et sa sensualité.
Le récit vaut surtout pour la mise en scène et la remarquable maîtrise du suspense dont fait preuve le réalisateur Gregory Hoblit. En profitant des subtilités que permet la constitution américaine, il jalonne son intrigue d’adroits retournements de situation qui la rendent captivante jusqu’au dénouement. LA FAILLE ne marquera certainement pas l’histoire du cinéma mais il faut reconnaître en lui un thriller sans action très agréable à suivre pour pour la qualité de sa narration ainsi que sa réalisation séduisante et rythmée.


