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Critique
Touché par un regain de vitalité avec ses deux précédents films londoniens, Woody Allen signe un troisième film se déroulant dans la capitale qui vient néanmoins confirmer que Londres était moins sa nouvelle source d'inspiration que son actrice de Match point et Scoop.
L'ombre de Match point plane ainsi sur ce nouvel opus, les thèmes de la culpabilité et de l'opportunisme y étant mis en avant, sauf que cette fois Allen peine à nous passionner avec un scénario qui manque de rythme et de surprise. Si la caractérisation des frères Blain est réussie et nous les présente à l'inverse de ce que l'on était en droit d'imaginer, l'issue de l'histoire est largement convenue (à part un ultime rebondissement) et se fait longuement attendre une fois qu'on a compris qu'elle était inéluctable.
L'aura tragique du scénario est pourtant présente mais à le plus grand mal à nous toucher. La faute peut être à des seconds rôles quasi inexistants ou à une mise en scène qui à force de sobriété finit par distiller un léger ennui. L'interprétation de Mc Gregor et Farrell n'est par contre pas à remettre en cause, Allen démontrant une nouvelle fois son talent de directeur d'acteurs. Sans doute au final que le sentiment de redite par rapport à Match point et le manque de force d'une histoire prévisible sont à l'origine du demi échec du film.
Même s'il signe là un film mineur, on en veut pas à Allen tant on le sait capable de rebondir avec des projets plus alléchants.
L'ombre de Match point plane ainsi sur ce nouvel opus, les thèmes de la culpabilité et de l'opportunisme y étant mis en avant, sauf que cette fois Allen peine à nous passionner avec un scénario qui manque de rythme et de surprise. Si la caractérisation des frères Blain est réussie et nous les présente à l'inverse de ce que l'on était en droit d'imaginer, l'issue de l'histoire est largement convenue (à part un ultime rebondissement) et se fait longuement attendre une fois qu'on a compris qu'elle était inéluctable.
L'aura tragique du scénario est pourtant présente mais à le plus grand mal à nous toucher. La faute peut être à des seconds rôles quasi inexistants ou à une mise en scène qui à force de sobriété finit par distiller un léger ennui. L'interprétation de Mc Gregor et Farrell n'est par contre pas à remettre en cause, Allen démontrant une nouvelle fois son talent de directeur d'acteurs. Sans doute au final que le sentiment de redite par rapport à Match point et le manque de force d'une histoire prévisible sont à l'origine du demi échec du film.
Même s'il signe là un film mineur, on en veut pas à Allen tant on le sait capable de rebondir avec des projets plus alléchants.


