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Critique
Alors que son dernier film avait créer peu d'enthousiasme, Sidney Lumet prouve avec 7h58 ce samedi-là qu'il faut encore compter avec lui, et qu'à l'instar d'un Woody Allen, les années ne sont pas nécessairement synonymes de gatisme cinématographique.
Certes, il faut bien avouer qu'en terme de mise en scène Lumet se contente du minimum. A quelques beaux plans près et effets annonçant les ruptures de la linéarité du récit, Lumet applique une réalisation dictée par les prestations de ses acteurs, laissant par ailleurs le rythme faiblir par moments. Sa direction d'acteurs est par contre irréprochable: Seymour Hoffman est une nouvelle fois impressionnant en comptable au bord de la rupture, tout comme Ethan Hawk en looser dépassé par les évènements ou encore Albert Finney en père meurtri et trahi.
Mais la vraie réussite du film tient dans son scénario et la noirceur deséspérée qui en ressort. A travers ce drame familial qu'il noue intelligemment en destructurant la narration, Lumet vient gratter la surface d'une famille américaine qui pourrait être modèle mais qui cristallise les pires tares: cupidité, adultère entre un frère et sa belle soeur, relations père-fils tendues et pleines de non-dits, autant d'éléments qui amèneront à un braquage qui tourne mal et à l'implosion familiale. 7h58 ce samedi-là prend ainsi à la fois la forme d'un thriller que d'une tragédie qui met en avant ce qu'il peut y avoir de pire chez l'homme.
Sans s'y attendre on constate que Lumet reste un réalisateur qui a des choses à dire et on continuera à suivre ses prochaines sorties.
Certes, il faut bien avouer qu'en terme de mise en scène Lumet se contente du minimum. A quelques beaux plans près et effets annonçant les ruptures de la linéarité du récit, Lumet applique une réalisation dictée par les prestations de ses acteurs, laissant par ailleurs le rythme faiblir par moments. Sa direction d'acteurs est par contre irréprochable: Seymour Hoffman est une nouvelle fois impressionnant en comptable au bord de la rupture, tout comme Ethan Hawk en looser dépassé par les évènements ou encore Albert Finney en père meurtri et trahi.
Mais la vraie réussite du film tient dans son scénario et la noirceur deséspérée qui en ressort. A travers ce drame familial qu'il noue intelligemment en destructurant la narration, Lumet vient gratter la surface d'une famille américaine qui pourrait être modèle mais qui cristallise les pires tares: cupidité, adultère entre un frère et sa belle soeur, relations père-fils tendues et pleines de non-dits, autant d'éléments qui amèneront à un braquage qui tourne mal et à l'implosion familiale. 7h58 ce samedi-là prend ainsi à la fois la forme d'un thriller que d'une tragédie qui met en avant ce qu'il peut y avoir de pire chez l'homme.
Sans s'y attendre on constate que Lumet reste un réalisateur qui a des choses à dire et on continuera à suivre ses prochaines sorties.


