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Critique
L’entreprise démarre plutôt mal avec John Cusack débarquant dans un motel au beau milieu d’une tempête.
Cette scène semblant toute droit sortie des chutes de "Identity" donne hélas le ton a l’ensemble du film, coincé entre prévisible et déjà-vu.
Tachant tel Hilary Swank dans "Les Chatiments" de noyer un deuil parental en démontrant que le paranormal c’est du pipeau, un écrivain cynique, mystérieusement mis sur la piste d’une chambre d’hôtel ayant supposément expédié tous ses occupants ad patres, se retrouve entre les 4 murs du 1408 (non sans avoir observé que « 1 + 4 + 8 = 13 », occasionnant au passage chez les déçus du "Numéro 23" de Schumacher LE grand frisson du film).
L’exposition traîne alors en longueur dans les couloirs du luxueux hôtel New-yorkais:
peu spectaculaire dans son évocation des morts violentes des 56 victimes et très formatée quand elle décrit les traumas du héros (mort du père, perte de la fille) dont on devine qu’ils viendront le harceler dans l’épreuve.
Si le spectacle gagne légèrement en vigueur une fois la porte de la 1408 close sur sa proie, la pluie d’hallucinations tombant sur le démystificateur ne suffisent pas a emballer la machine pour au moins deux raisons :
John Cusack qui, Samuel Jackson réduit à une apparition, devant porter le film sur ses épaules ne délivre qu’une interprétation monochrome et fade.
La faute aussi a un thème que le film régurgite au lieu de le transcender:
Hôtels possèdés et maisons hantées, de "Shining" (déjà Stephen King a l’origine de l’intrigue) a "Amityville" (murs saignants et thermostat sournois il y a déjà 30 ans), on en a vu de plus fins et novateurs.
Au maigre crédit du film, quelques bonnes idées (le réveil minuterie donnant un coté "temps réel", une tentative de contact avec l’immeuble voisin), mais, noyées dans des twists a tiroir et le manque de fraîcheur du matériau et de l’exécution, elles ne parviennent ni a sauver le film, ni a offrir de judicieux apports au genre.
Cette scène semblant toute droit sortie des chutes de "Identity" donne hélas le ton a l’ensemble du film, coincé entre prévisible et déjà-vu.
Tachant tel Hilary Swank dans "Les Chatiments" de noyer un deuil parental en démontrant que le paranormal c’est du pipeau, un écrivain cynique, mystérieusement mis sur la piste d’une chambre d’hôtel ayant supposément expédié tous ses occupants ad patres, se retrouve entre les 4 murs du 1408 (non sans avoir observé que « 1 + 4 + 8 = 13 », occasionnant au passage chez les déçus du "Numéro 23" de Schumacher LE grand frisson du film).
L’exposition traîne alors en longueur dans les couloirs du luxueux hôtel New-yorkais:
peu spectaculaire dans son évocation des morts violentes des 56 victimes et très formatée quand elle décrit les traumas du héros (mort du père, perte de la fille) dont on devine qu’ils viendront le harceler dans l’épreuve.
Si le spectacle gagne légèrement en vigueur une fois la porte de la 1408 close sur sa proie, la pluie d’hallucinations tombant sur le démystificateur ne suffisent pas a emballer la machine pour au moins deux raisons :
John Cusack qui, Samuel Jackson réduit à une apparition, devant porter le film sur ses épaules ne délivre qu’une interprétation monochrome et fade.
La faute aussi a un thème que le film régurgite au lieu de le transcender:
Hôtels possèdés et maisons hantées, de "Shining" (déjà Stephen King a l’origine de l’intrigue) a "Amityville" (murs saignants et thermostat sournois il y a déjà 30 ans), on en a vu de plus fins et novateurs.
Au maigre crédit du film, quelques bonnes idées (le réveil minuterie donnant un coté "temps réel", une tentative de contact avec l’immeuble voisin), mais, noyées dans des twists a tiroir et le manque de fraîcheur du matériau et de l’exécution, elles ne parviennent ni a sauver le film, ni a offrir de judicieux apports au genre.


