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Critique
On n’avait plus eu de nouvelles de Terry George depuis son "Hotel Rwanda", mélange réussi de sujet grave et de film relativement grand public. Avec "Reservation Road" George nous sert la même formule et nous prouve qu’il est un bon metteur en scène hollywoodien au sens le plus noble du terme.
"Reservation Road" est un film de facture classique sur le deuil. La grande originalité du récit est de nous faire suivre un homme ayant perdu son fils à la suite d’un accrochage et l’homme responsable de l’accident, ayant quand à lui pris la fuite. Deux êtres qui souffrent différemment, l’un dans le mensonge, l’autre dans le désir de connaître l’identité du meurtrier. "Reservation Road" exploite alors humblement tout les thèmes liés à ce genre de tragédie, sans artifice mais sans non plus tombé dans l’épure la plus totale. Du drame populaire en quelque sorte, qui manque de parti pris et nous laisse malheureusement trop extérieurs.
La force du film réside principalement dans ses acteurs, Joaquin Phoenix nous prouve, si il le fallait encore, qu’il n’est pas bon uniquement chez James Gray. Avec Mark Ruffalo il réalise un jeu à fleur de peau, sur le fil du rasoir.
Si il est loin d’égaler l’ampleur narrative d’un Sean Penn avec "Crossing Guard", Terry George réalise tout de même un film courageux et bénéfique qui ose aborder des sujets tabous et prolongent un peu plus la réflexion pauvre qui tient à dire "Qu’est ce que tu ferais toi si on te tuait ton fils ?".
"Reservation Road" est un film de facture classique sur le deuil. La grande originalité du récit est de nous faire suivre un homme ayant perdu son fils à la suite d’un accrochage et l’homme responsable de l’accident, ayant quand à lui pris la fuite. Deux êtres qui souffrent différemment, l’un dans le mensonge, l’autre dans le désir de connaître l’identité du meurtrier. "Reservation Road" exploite alors humblement tout les thèmes liés à ce genre de tragédie, sans artifice mais sans non plus tombé dans l’épure la plus totale. Du drame populaire en quelque sorte, qui manque de parti pris et nous laisse malheureusement trop extérieurs.
La force du film réside principalement dans ses acteurs, Joaquin Phoenix nous prouve, si il le fallait encore, qu’il n’est pas bon uniquement chez James Gray. Avec Mark Ruffalo il réalise un jeu à fleur de peau, sur le fil du rasoir.
Si il est loin d’égaler l’ampleur narrative d’un Sean Penn avec "Crossing Guard", Terry George réalise tout de même un film courageux et bénéfique qui ose aborder des sujets tabous et prolongent un peu plus la réflexion pauvre qui tient à dire "Qu’est ce que tu ferais toi si on te tuait ton fils ?".


