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Critique
My Blueberry Nights est une indéniable évolution dans la carrière de Wong Kar Wai.
Délaissant Hong Kong, celui-ci émigre aux Etats-Unis, délaisse ses comédiens fétiches, son chef opérateur attitré Christopher Doyle, et il s’adjoint les services d’un auteur renommé en la personne de Lawrence Block.
En fait, Wong Kar Wai n’a emporté dans sa valise que ses gimmicks de mise en scène.
My Blueberry Nights se voudrait quelque part une œuvre synthétique, reprenant nombre de thèmes du cinéaste, comme la relation passionnelle inavouée, l’attraction des néons des coffee shops, la clope désinvolte et le road movie aléatoire.
Mais point de film somme ici. Cet opus américain se révèle être une parodie des figures éprouvées du réalisateur.
My Blueberry Nights, c’est "mon petit Wong Kar Wai pour les nuls".
Une sorte d’In the mood for love fadasse, matiné de Chungking Express light, aux airs de sous Happy Together.
Bref, c’est une parodie involontaire de l’oeuvre du cinéaste.
Derrière ses lunettes noires, Wong Kar Wai a perdu le feu sacré.
Celui qui nous faisait pleurer au son du violoncelle en filmant Tony Leung portant un bol de nouilles n’est plus.
Il a perdu sa grâce, cette douce évanescence, cette manière de faire des films qui parlait de vous et moi en ne parlant concrètement de rien.
Il s’est mué en auteur bavard, poseur, artisan forcené du ralenti pénible.
Plus vraisemblablement, Wong Kar Wai a tout dit. Alors, il radote.
Il convoque dans son panthéon des comédiens venus faire leur numéro, il avilie Darius Khondji, et finit même par salir son thème d’In the mood for love en le faisant réinterpréter à l’américaine.
Il se fout de tout, le grand cinéaste. Il fait de la pub, à la télé, au cinéma.
Il met en scène sa mise en scène, dans un cercle salement vicieux pour le cinéphile amoureux.
Délaissant Hong Kong, celui-ci émigre aux Etats-Unis, délaisse ses comédiens fétiches, son chef opérateur attitré Christopher Doyle, et il s’adjoint les services d’un auteur renommé en la personne de Lawrence Block.
En fait, Wong Kar Wai n’a emporté dans sa valise que ses gimmicks de mise en scène.
My Blueberry Nights se voudrait quelque part une œuvre synthétique, reprenant nombre de thèmes du cinéaste, comme la relation passionnelle inavouée, l’attraction des néons des coffee shops, la clope désinvolte et le road movie aléatoire.
Mais point de film somme ici. Cet opus américain se révèle être une parodie des figures éprouvées du réalisateur.
My Blueberry Nights, c’est "mon petit Wong Kar Wai pour les nuls".
Une sorte d’In the mood for love fadasse, matiné de Chungking Express light, aux airs de sous Happy Together.
Bref, c’est une parodie involontaire de l’oeuvre du cinéaste.
Derrière ses lunettes noires, Wong Kar Wai a perdu le feu sacré.
Celui qui nous faisait pleurer au son du violoncelle en filmant Tony Leung portant un bol de nouilles n’est plus.
Il a perdu sa grâce, cette douce évanescence, cette manière de faire des films qui parlait de vous et moi en ne parlant concrètement de rien.
Il s’est mué en auteur bavard, poseur, artisan forcené du ralenti pénible.
Plus vraisemblablement, Wong Kar Wai a tout dit. Alors, il radote.
Il convoque dans son panthéon des comédiens venus faire leur numéro, il avilie Darius Khondji, et finit même par salir son thème d’In the mood for love en le faisant réinterpréter à l’américaine.
Il se fout de tout, le grand cinéaste. Il fait de la pub, à la télé, au cinéma.
Il met en scène sa mise en scène, dans un cercle salement vicieux pour le cinéphile amoureux.
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