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Critique
Wong Kar-Wai, c’est bien entendu un style richement coloré et musicalement documenté mixé avec science. On peut le féliciter d’être resté honnête avec son art indépendant en traversant l’océan à l’appel des sirènes de Hollywood. Qu’on se le dise, My Blueberry Nights n’est pas son meilleur film car il ressemble peut-être un peu trop à une séquelle inconsciente de Bridget Jones. Néanmoins, il est quand même difficile de résister à cette belle romance sucrée, esthétiquement et émotionnellement forte centrée sur le road movie de Lizzie, jeune femme originaire de New-York parcourant l’Ouest américain afin d’oublier un chagrin d’amour et mieux se connaître elle-même.
La réussite du film est qu’on peut s'identifier sans mal à cette fille sensible et fleur bleue qui n’hésite pas à engloutir de la tarte aux myrtilles, pourvu qu’elle soit servie par le séduisant Jude Law, beau barman détenant dans un bocal la clef de l’existence des autres. Dans les seconds rôles, Nathalie Portman, Rachel Weisz et même David Strathairn composent des personnages bouleversants d’humanité et fortifient la personnalité de la New-Yorkaise. Il fallait bien un Wong Kar-Wai sûr de son talent pour diriger ce plateau de vedettes et révéler à l’écran la chanteuse Norah Jones, véritablement éblouissante. My Blueberry Nights n’est peut-être pas un Wong Kar-Wai essentiel. C’est en tout cas une comédie sentimentale tout sauf gnangnan de laquelle on ressort revigoré après le baiser final baiser filmé avec une sensualité rare et qui figure parmi les plus beaux de l’histoire du cinéma.
La réussite du film est qu’on peut s'identifier sans mal à cette fille sensible et fleur bleue qui n’hésite pas à engloutir de la tarte aux myrtilles, pourvu qu’elle soit servie par le séduisant Jude Law, beau barman détenant dans un bocal la clef de l’existence des autres. Dans les seconds rôles, Nathalie Portman, Rachel Weisz et même David Strathairn composent des personnages bouleversants d’humanité et fortifient la personnalité de la New-Yorkaise. Il fallait bien un Wong Kar-Wai sûr de son talent pour diriger ce plateau de vedettes et révéler à l’écran la chanteuse Norah Jones, véritablement éblouissante. My Blueberry Nights n’est peut-être pas un Wong Kar-Wai essentiel. C’est en tout cas une comédie sentimentale tout sauf gnangnan de laquelle on ressort revigoré après le baiser final baiser filmé avec une sensualité rare et qui figure parmi les plus beaux de l’histoire du cinéma.


